samedi 26 mars 2016

Information : Conseil municipal du 24 mars 2016

C’est un moment attendu chaque année, comme un jugement de la gestion d’une commune : les comptes administratifs et de gestion de la commune de Pont-Saint-Esprit étaient hier soir au programme du conseil municipal.

 
Commençons par les chiffres, avec à la section fonctionnement un total des dépenses de 11 569 511 euros, un total des recettes de 14 607 995 euros, soit un excédent de 3 038 483 euros. Côté investissements, la ville a dépensé 6 095 014 euros et a engrangé 4 759 340 euros, soit un besoin de financement de 1 335 674 euros. Globalement, l’excédent comptable se monte à 1 702 808 euros desquels il faut retrancher 1 645 392 euros de reports d’investissements. In fine, la ville se trouve dans une situation excédentaire de 57 416 euros.

« Nous sommes plutôt bons dans les prévisions »
« On peut se réjouir, notre excédent comptable de fonctionnement prouve que nous maîtrisons totalement les dépenses », a commenté la première adjointe Claire Lapeyronie. Après un détour habituel par la dette, « tous les ans, 1,3 millions d’euros partent pour la rembourser », Claire Lapeyronie a estimé que l’excédent final de 57 416 euros démontrait que « nous sommes plutôt bons dans les prévisions. »
Pas de quoi convaincre le conseiller municipal du groupe baumétiste Aimons Pont-Saint-Esprit Frédéric Duplan, qui n’apprécie visiblement pas le principe de redistribution des impôts : « on voit que plus ou moins vos excédents correspondent aux demandes de subventions, c’est très bien, mais ces subventions correspondent aux impôts des spiripontains et des autres. Ce n’est pas du gain, mais c’est repris d’autres caisses d’impôts. »

« Si on a les subventions c’est qu’on est crédibles »
Claire Lapeyronie lui répondra que la ville « n’a pas à rougir » d’aller chercher des subventions, obtenues « car on investit pour rattraper le terrible déficit d’investissement à Pont durant des années » avant que le maire Roger Castillon ne souligne « le caractère un peu curieux » de l’intervention du conseiller d’opposition, les subventions faisant « partie des règles républicaines. »
Frédéric Duplan aura beau répondre que « ce n’est pas une critique mais un constat », le maire lui rétorquera que « si on a les subventions c’est qu’on est crédibles, qu’on a une gestion saine. » Le conseiller municipal Cyril Benoit prendra ensuite la parole pour demander ironiquement à Frédéric Duplan « vous sous-entendez que si on n’avait pas de subventions, l’Etat baisserait l’impôt sur le revenu ? C’est un peu illusoire. » « On n’a pas le même avis », lui répondra le conseiller d’opposition.
Le maire clora les débats en rappelant un chiffre : « en 2010 (dernier exercice de Gilbert Baumet en tant que maire, ndlr), la ville investissait 2 euros par an par habitant en équipement. En 2015, c’était 523 euros. » Le compte administratif 2015 de la commune a été voté avec 6 voix contre, celles des groupes Aimons Pont-Saint-Esprit et Pont Bleu Marine.

Et aussi :
Travaux du prieuré, la tuile : une des décisions du maire concernait une prestation supplémentaire pour les importants travaux du prieuré Saint-Pierre. En effet, les élus ont eu une grosse mauvaise surprise, avec la découverte « de désordres structurels masqués » : « un support de couverture constitué simplement d’un remplissage de tout venant placé au dessus de la voûte » et « des murs périphériques assurant la stabilité de ce remplissage totalement désorganisés eux aussi », a expliqué le maire. En tout, la tuile va coûter 213 893 euros HT.
Un terrain pour le jardin partagé du conseil citoyen : le conseil municipal a voté à l’unanimité la mise à disposition d’un terrain municipal d’une surface de 2 000 mètres carrés en face du stade des Enfants du Rhône pour la réalisation d’un jardin partagé.
Une subvention en baisse pour le comité des fêtes : le conseil municipal a voté à l’unanimité l’attribution d’une subvention de 31 000 euros au comité des fêtes, « soit 5 000 euros de moins qu’en 2015 », a précisé l’adjointe à la culture Christine Clerc, justifiant cette baisse en expliquant que « la commune se réserve le droit de déduire le reliquat de l’année N dans le calcul de la subvention de l’année N+1. »
Thierry ALLARD

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