mercredi 15 avril 2015

Rien ne va plus à l'agglo par RCS

Nous avions appris par le Midi libre que le dernier Conseil Communautaire de l'Agglo n'avait pas donné lieu à un échange conviviale et de bonne camaraderie.

Les causes n'étant pas liées au seul budget,( dont les comptes étant comme à Pont officiellement disponible mais introuvable sur les sites), mais tout autres.

Le président Jean-Christian Rey se voyait reprocher bien des choses,
du plagia pour le PER par le nouveau et l'ancien maire de Laudun, au refus des subventions par solidarité à de " médiocre " soutien par le Maire de Tresques, de financer des projets " pharaoniques " ( PER ), ou encore de présenter le compte administratif sans compte de gestion par l'ex maire de Sabran.

Voilà maintenant que le Midi libre à nouveau nous révèle que le second effet Kiss cool se fait sentir....



 Jean-Marie Daver conteste auprès du préfet
du Gard la validité du budget 2015.


Élu communautaire de la ville de Pont-Saint-Esprit, Jean-Marie Daver a écrit au préfet du Gard estimant que le budget du Gard rhodanien voté le 7 avril dernier est « entaché d’irrégularité ». Dans son courrier, le conseiller communiste explique les motivations de sa contestation :
« Le compte administratif et le compte de gestion n’ont pas pu être votés. Les résultats comptables de 2014 n’ont pas été validés. Or, le budget qui a été proposé au vote tenait compte de ces résultats. Ce n’est pas réglementaire ». Il demande officiellement au préfet du Gard d’intervenir pour que le budget 2015 « soit retiré et présenté de nouveau lors d’un prochain conseil communautaire ».
Sur le blog de la section communiste du Gard rhodanien, Jean-Marie Daver, qui a longtemps ferraillé contre Gilbert Baumet à Pont-Saint-Esprit, critique sévèrement la gestion actuelle de la collectivité intercommunale: «Cette agglo a une gouvernance lamentable ! Entre amateurisme et
incompétence, je ne sais pas comment qualifier le système Rey», ajoute l’élu communautaire qui a des mots très durs pour la présidence : «Dans cette assemblée, on y piétine la démocratie et les dirigeants bafouent les règles les plus élémentaires des finances publiques »

 Le maire de Lirac agacé par des dépenses inutiles

Les courriers de mise au point envoyés par Jean-Christian Rey, président de l’agglomération du Gard rhodanien, à Patrice Prat et René Koering, et dont la copie a été adressée à tous les élus communautaires (Midi Libre des jeudi 9 et samedi 11 avril, et Midi Libre.fr, rubrique Bagnols), ont suscité en retour un billet d’humeur de Stéphane Cardènes, maire de Lirac, qui avec certains de ses
collègues a voté contre le budget 2015: «Encore des dépenses sans réels fondements», écrit-il, «ce courrier et lettres jointes auraient pu être transmis par mail. Les services de l’Agglo disposent de toutes les adresses mails des conseillers ». Le maire de Lirac fait un rapide calcul, « 1,18 € le timbre postal, multiplié par 75 = 88,5 €. Et dire que cette somme correspond approximativement à l’augmentation que va subir un foyer fiscal de l’Agglo ». Stéphane Cardènes persiste et signe : «Je sais que le président Rey va encore dire que mes chiffres sont faux comme les 1236% d’augmentation sur le foncier bâti...Mais voilà un exemple concret d’économie que
devrait faire cette collectivité ». "




Extrait Midilibre du 11/04/2015:
MIKAEL ANISSET

" Le houleux dernier conseil de l'agglomération du Gard rhodanien se prolonge dans la polémique par une série de prises de positions. Pour des raisons diverses, le président de cet Établissement public de coopération intercommunale est mis sur le grill. 

Pour le député Patrice Prat, "il reste toujours des questions sans réponses". Le courrier du président du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey, "n'est en rien satisfaisant puisqu'il ne répond pas à l'intégralité des questions posées", riposte le député de la 3e circonscription et conseiller communautaire. "J'ajoute que si le sujet n'était pas aussi sérieux, je qualifierais votre réponse tant sur le fond que sur la forme de "galéjade" pour paraphraser le célèbre auteur provençal, Alphonse Daudet".

Patrice Prat, "attend donc toujours avec impatience", le retour aux interrogations formulées publiquement en conseil communautaire : "Le montant total et précis de l'étude, la date précise (cela a son importance) de la passation du marché ainsi que son exécution". Cela n'empêche pas le délégué de l'Agglo d'ajouter  "deux nouvelles requêtes. Quelle procédure précise de marché avez-vous adopté ? De même, je vous demande de me fournir, à ce stade, une copie des charges relatives à votre étude".

Pour Philippe Pécout, le maire de Laudun, le préjudice est grave

Son successeur comme maire de Laudun, Philippe Pécout, est scandalisé par "un préjudice grave". Il réagit lui-aussi au dernier conseil communautaire : "Je suis particulièrement scandalisé d'apprendre que cette collectivité a utilisé une étude financée par la commune de Laudun-l'Ardoise afin de développer un nouveau concept venant alimenter le projet de Pôle d'Excellence Rurale", écrit-il par voie de communiqué.
Passablement remonté, l'édile laudunois affirme que sa commune continue de plancher sur le sujet : "L'étude proprement dite a été initiée par nos soins lors du précédent mandat et fut l'objet de nombreuses réunions de travail autour d'un projet d'école du design, projet novateur sur ce territoire et sur lequel nous développons encore à ce jour une réflexion avec différents partenaires. Je ne peux que naturellement et légitimement m'insurger que l'Agglomération du Gard rhodanien, sans mon assentiment ni mon autorisation, reprenne aujourd'hui à son compte cette étude et ce sujet", poursuit-il irrité.
"Cela constitue à mes yeux un préjudice grave qui m'attriste d'autant plus que le dossier façonné dans notre commune demeure l'objet de perspectives d'avenir", assène-t-il. Retour à l'envoyeur, Philippe Pécout utilise l'ironie communautaire comme un boomerang : "J'ose espérer que l'ambition forte de l'Agglomération de porter ce concept sur le site de Cornillon sera aussi intense si ce dernier évolue favorablement sur ma commune".
"Le projet LAUD1 est bien la propriété de Laudun"
Georges Schambach, enseignant à l'université de Nîmes, est l'un des deux coauteurs du projet “LAUD1” Il considère que "le design n'est pas affaire de propriété mais l'étude faite pour le projet “LAUD1” est bien la propriété de Laudun. Projet situé et daté, il ne peut en aucun cas être repris en l'état au jour d'aujourd'hui et sur un autre site".
Pour l'universitaire nîmois, "l'intégration du design dans le projet de Cornillon pourrait être envisageable mais ne saurait être un alibi pour une salle de spectacle qui de plus ne semble pas répondre aux exigences d'un pôle d'excellence rurale".

Pour que soit revue la demande de subvention présentée pour le Festival de  Tresques

Jean-Louis Delecourt, le président du Mouvement républicain et citoyen du Gard (MRC) est "particulièrement indigné du sort réservé par l'Agglo au Festival de Tresques animé et dynamisé depuis un an par M. René Koering". Lors des débats de la dernière réunion à Orsan du 7 avril dernier, Jean-Louis Delecourt, électeur de Tresques, écrit à Jean-Christian Rey, " en tant que citoyen de Tresques et du Gard rhodanien, pour que soit revue la demande de subvention présentée et soi-disant disparue ! "
"Ce festival a attiré, en août dernier, de très nombreux amateurs de musique venant de toute la région", argumente-t-il.  "La qualité internationale des musiciens, des lieux appropriés de la cave de Tresques ont été d'autant plus populaires que le prix d'entrée était de 10 euros".
"Une culture de qualité doit recevoir le soutien de tous les élus quelques soient la médiocrité de leur entourage"
Le président du MRC qui a soutenu la candidature de Jean-Christian Rey aux municipales ainsi que celle de son premier adjoint, Jean-Yves Chapelet aux départementales face au maire de sa commune et conseiller général sortant du canton de Bagnols, Alexandre Pissas, conclut sans ambiguïté aucune et avec force : "Une culture de qualité et populaire doit recevoir le soutien de tous les élus concernés, quelques soient leurs querelles et/ou la médiocrité de leurs entourages".

Peut-on en période de crise financer des projets pharaoniques ?

Pour Geneviève Sabathé, seule candidate socialiste contre l'austérité aux Départementales, y a vu "une illustration des mauvaises manières du National". Elle a bu, dit-elle, du petit-lait lors du récent conseil du Gard rhodanien à Orsan : "Le président de l'agglomération a quasiment accusé la politique gouvernementale d'étrangler les collectivités territoriales. Un trou de 450 000 euros, voilà ce qu'il a fallu combler au titre de la participation à la politique d'austérité, se défend-il pour justifier des mesures antisociales, notamment la hausse vertigineuse du taux du foncier bâti (de 0,2 à 2,7). Même le tout nouveau premier vice-président du conseil départemental, qui soutenait de toutes ses forces l'ex-président “sorti” du conseil général, ardent soutien de Manuel Valls, a laissé dire".
La candidate socialiste contre l'austérité aux Départementales poursuit : "Et tous les “frondeurs” d'un soir de voter contre ce budget "contraint" et contraignant, illustration des mauvaises manières du National. La pertinence de maintenir des projets ruineux comme celui du PER (numérique et culture)", a également secoué le conseil, commente la militante PS contre l'austérité. "Peut-on en période de crise, financer des projets de salles pharaoniques, au cœur des vignes ? Pour qui se souvient du succès, populaire et culturel, des 2346 Mille clubs, construits en France entre 1968 et 1982, on peut se demander si ces équipements, utilisant la précarité comme outil de programmation et d'innovation ne seraient pas une meilleure réponse aux besoins de structures de proximité pour lutter contre le désœuvrement et le mal-être de la jeunesse", a-t-elle ajouté.
"Bel exemple de gestion publique non suivie et bâclée"
Charles de Taxis, ex-maire de Sabran, observateur attentif et critique des affaires courantes de l'Agglo, n'a pas manqué de réagir après le vote du budget à Orsan : "Avec une gouvernance de 15 vice-présidents,59 conseillers et un bureau de 42 maires et titulaires de délégation, et évidemment un trésorier, voici une institution qui présente le compte administratif sans compte de gestion. Bel exemple de gestion publique non suivie et bâclée ! Et il faut attendre le 30 juin pour la mise à jour. J'ai sous les yeux le poids des dépenses de fonctionnement 2013 (51 180 709 euros) par rapport à la faiblesse des investissements qui préparent l'avenir (10 050 322 euros)... Attendons les comptes 2014 pour prendre connaissance de la diminution des dépenses inutiles". "


Dès qu' il a eu connaissance du projet scène campagne, ou PER de Cornillon, le Rassemblement des contribuables Spiripontains a mis en garde l'Agglo contre un investissement "pharaonique".

RCS a provoqué une réunion publique sur le sujet avec le Président REY et en est ressorti dubitatif sur la nécessité d' une salle de spectacle "au milieu des vignes", sur la pertinence et le coût de l' ensemble de ce projet.
A nouveau et solennellement il demande aux conseillers de l' Agglo de revoir avec réalisme ce PER à la baisse, voir sa suppression.
L' augmentation continuelle des taux de la fiscalité locale pour financer des réalisations non prioritaires,ne peut plus être de mise en période de crise de chômage et de récession.

5 commentaires:

ECO-NOMIE a dit…

"Les courriers de mise au point envoyés par Jean-Christian Rey, président de l’agglomération du Gard rhodanien, à Patrice Prat et René Koering, et dont la copie a été adressée à tous les élus communautaires (Midi Libre des jeudi 9 et samedi 11 avril, et Midi Libre.fr, rubrique Bagnols), ont suscité en retour un billet d’humeur de Stéphane Cardènes, maire de Lirac, qui avec certains de ses
collègues a voté contre le budget 2015: «Encore des dépenses sans réels fondements», écrit-il, «ce courrier et lettres jointes auraient pu être transmis par mail. Les services de l’Agglo disposent de toutes les adresses mails des conseillers ». Le maire de Lirac fait un rapide calcul, « 1,18 € le timbre postal, multiplié par 75 = 88,5 €. Et dire que cette somme correspond approximativement à l’augmentation que va subir un foyer fiscal de l’Agglo ». Stéphane Cardènes persiste et signe : «Je sais que le président Rey va encore dire que mes chiffres sont faux comme les 1236% d’augmentation sur le foncier bâti...Mais voilà un exemple concret d’économie que
devrait faire cette collectivité ». "

TOUT RESSEMBLANCE AVEC DES GESTIONS EXISTANTES ou AYANT EXISTE , NE SERAIT QUE PURE COINCIDENCE

Vous connaissez l'histoire de RCS et de la transmission de document du Sitdom demandés par RCS sur clé USB ? sinon tapez clé USB dans la recherche de ce blog
RCS vous êtes les pionniers en ECO-NOMIE ECO-LOGIQUE

Amitiés RCS

Anonyme a dit…

Comme à l'habitude un article à charge. Où sont les articles dans lesquels le Président Rey se défend? Uniquement ceux de ses détracteurs dont certains (PRAT/Baumet) sont loin d'être des exemples de bonne gestion. Vous ne faîtes même pas mention de la réorientation annoncée du projet PER présentée dans une étude disponible librement sur le site de l'agglo...

Anonyme a dit…

11:42 c'est le risque lorsqu'on accumule les fonctions et indemnités du fait de son appartenance à un parti politique.

Anonyme a dit…

« Et les ordures
ménagères ? »
demande Yves Cazorla
Si tout les élus laudunois ,majorité et opposition, ont voté jeudi soir contre la diminution des attributions
de compensation, l’UMP, Yves Cazorla, a tenu à aborder aussi « la prestation de collecte et de traitement
des ordures ménagères qui a augmenté de 171 224 € en2014. Ceci se traduit par une augmentation de 31 %en deux ans dont 25 % en2015 pour Laudun-L’Ardoise. Les contribuables le verront prochainement sur leur taxe foncière ». Bien que Serge Verdier ait rappelé qu’il avait été le seul à voter en commission contre l’attribution de ce marché, Yves Cazorla ,demande « pourquoi ce sujet n’a-t-il pas fait l’objet d’une délibération en conseil pour refuser cette augmentation deux fois plus importante que la perte due à la diminution des attributions de compensation ?
midi libre

Anonyme a dit…

Touche pas à nos 92556, 89 euros,
c’est en substance ce qu’ont répondu hier soir les élus de Laudun-l’Ardoise à l’agglomération
du Gard rhodanien. Leur conseil municipal a été unanime sur cette question votant contre la proposition du conseil communautaire du 7 avril dernier de « diminuer les attributions de compensation reversées aux communes membres de2,5 % ».
« Cette décision prise de manière brutale, sans concertation ni débat à la Clect (Commission d’évaluation des Charges Transférées)reste un mystère, et est inacceptable »,
commente en introduction le maire? PhilippePécout. Le conseiller municipal communiste
Jacques Giachetto, lui a emboîté le pas demandant « plus de transparence et une meilleure gestion », de la collectivité intercommunale.
« J’ai été attristé par le dogmatisme et l’amateurisme qui ont primé lors du conseil communautaire à Orsan » a tonné Serge Verdier, rappelant que des présidents(UMP) gardois d’agglomération, avaient préféré taxer les cotisations des entreprises(CFE et CVAE) plutôt que « les ménages et
les communes ».Emmené par Yves Cazorla, le groupe “Laudun-l’Ardoise Renouveau”, n’a pas dit
autre chose. La fronde actuelle, « transcende tous les clivages », a souligné le député
(PS) et conseiller municipal, Patrice Prat, relevant deux paradoxes, « d’une part, même
si on n’augmente pas les impôts, le produit fiscal de l’Agglo est en hausse. D’autre part, Laudun-l’Ardoise subit la coupe sombre la plus lourde, alors même qu’elle ne bénéficie pas de nouveaux transferts de compétence. C’est un peu fort de café ».Patrice Prat réclame au Gard rhodanien « de
revoir rapidement sa copie », et exhorte d’autres communes à délibérer à leur tour, et à saisir le préfet « afin qu’il confirme ou infirme nos nombreux doutes sur la légalité de la délibération prise par l’agglomération. Ce n’est pas de gaieté de cœur que je prends la parole pour tirer la sonnette
d’alarme. Le Gard rhodanien s’engage dans une mauvaise trajectoire. Nous devons faire
preuve d’une vraie vigilance. Car demain ce sont des impôts locaux supplémentaires
que les communes devront faire payer à la population ».
RENÉ DIEZ
rdiez@midilibre.com