samedi 8 novembre 2014

Quelques maux d'amour par Frédéric Subirana

" Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue, tu dis que tu aimes les chiens et tu leur mets une laisse, tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage, tu dis que tu m'aimes alors moi j'ai peur."

 Les entrepreneurs qui ont dans un coin de leur tête ce poème de Cocteau doivent trembler chaque fois qu'ils allument leur télévision car il ne se passe pas un jour sans que les médias ne relatent la passion naissante de l'exécutif pour les entreprises....

En déplaise au jeune apprenti Montebourg, cette nouvelle passion est sans doute liée à la fascination de l'inconnue....

Comme toujours en politique il est bon de dissocier le verbe des actes.

En effet un amendement déposé par les députés de la majorité au PLFSS 2015 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) prévoit d'assujettir dorénavant aux charges sociales les dividendes versés aux dirigeants de SAS ou de SA conservant plus de 50% du capital de leur entreprise.
C'est tenir peu compte de l’esprit d’entreprise et de la prise de risque que le versement de dividendes vient récompenser lorsque le mois se passe bien.

Si le texte est appliqué en l’état, ce qui ne fait aucun doute, les dividendes seront soumis à un prélèvement de l’ordre de 60%, qui s’ajoutera à l’impôt sur les sociétés actuel de l’ordre de 33% sur les résultats des entreprises.

Les start-up et autres entreprises familiales, dont les dirigeants peuvent récompenser leur prise de risque par les dividendes en cas de succès vont se trouver confrontés à un autre problème :

Tenter de convaincre que le Plug Anal n'est pas le meilleur des investissements, quand le message qui est envoyé par nos chers gestionnaires de l'argent public est qu'il vaut mieux investir dans les œuvres d’art exonérées d’ISF que dans les entreprises créatrices de valeurs et d’emplois. 


1 commentaire:

Anonyme a dit…


Copie de lettre reçue par le Trésor Public. Elles sont extraordinaires.
Ça fait du bien de rire un peu.
> Certains Français ne manquent pas d’humour

> Monsieur l'agent du Trésor Public

> Mon colis a pu vous étonner au départ.
> Alors voilà quelques explications.
> Je vous joins à cette lettre une photocopie de l'article du Nouvel Observateur intitulé « Les vraies dépenses de l'État ».
> Vous noterez que, dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l'Élysée a l’habitude de payer des brouettes 5200 EUR, des escabeaux 2300 EUR et des marteaux 550 EUR pièce.
> Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe) rapporte que le prix des sièges WC du nouveau Ministère des Finances est de 3750 EUR la pièce.
> Vous devant la somme exacte de 13816 EUR pour l'année fiscale qui s'achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 14000 EUR.
> Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes œuvres ou bien à utiliser les 184 euros restants pour que notre Président de la République puisse compléter sa boite à outils.
> Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n'hésitez pas, à l'avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l'état.

> Un contribuable heureux