lundi 5 mai 2014

Les collectivités territoriales ont encore recruté par Nicole Grenet

Les collectivités territoriales ont encore recruté 31.000 fonctionnaires de plus

Ces agents coûteront plus cher que les 50 milliards d'euros d'économies prônés par Valls !


La Socialie marche sur la tête



Certains à gauche du PS et opposés au plan de stabilité de Manuel Valls, les élus locaux, maires, présidents de communauté de communes, présidents départementaux et régionaux, tous très majoritairement à gauche et responsables de ce puits sans fond des recrutements de fonctionnaires territoriaux. Les chiffres de l'INSEE, diffusés pendant la troisième semaine d'avril, concernent l'année 2012. Pourquoi 2012, et pas 2013 ? Parce que l'administration française prend toujours son temps, même avec les statistiques. C'est l'exception statistique française... pour plus d'efficacité!

Après un relatif tassement entre 2008 et 2011 - période Sarkozy -, l'INSEE a donc constaté une nouvelle tendance à la hausse des effectifs de la fonction publique en France en 2012. L'effet Hollande... Les effectifs totaux des trois fonctions publiques ont atteint 5.372.600 fonctionnaires, sans compter les "contrats aidés" (135.300 de plus). L'État s'est amaigri de 25 500 postes, les hôpitaux en ont généré 7 500, tandis que les territoriaux, de leur côté, en créaient 31.000 de plus.

Une addition de 77,5 milliards d'euros !




Sachant qu'en France les fonctionnaires territoriaux statutaires ont la garantie de l'emploi à vie, de jure, et les fonctionnaires contractuels presque la même chose, de facto, combien de temps vont encore coûter à la France ces 31 000 postes supplémentaires ?



Un fonctionnaire d'État revient en moyenne à 3,5 millions d'euros pendant les 73 années (incluant ses études supérieures rémunérées, 21 ans de retraite et 10 ans de réversion au profit de son conjoint survivant) durant lesquelles il sera inscrit au budget général. Chez les territoriaux, le salaire net moyen étant plus bas - 1.823 euros au lieu de 2.431 en 2011, derniers chiffres connus - et les charges sociales moins lourdes, on peut estimer le coût total d'un poste à 2,5 millions d'euros. 31.000 multiplié par 2,5 millions égale 77,5 milliards d'euros ce qui représente une addition phénoménale quand on sait que le gouvernement n'est pas sûr d'arriver à économiser vraiment 50 milliards sur trois ans - 16,7 milliards par an -, et quand on sait que cela ne couvre même pas l'augmentation "mécanique" de la masse salariale annuelle de tous les fonctionnaires, malgré un point d'indice bloqué, laquelle augmentation mécanique est de l'ordre de 20 milliards par an.



Sortir de ce cercle vicieux




De plus, ces 77,5 milliards d'euros de dépenses nouvelles générées en 2012 dans le mille-feuille territorial resteront invisibles pendant longtemps. Ils n'entreront jamais dans les comptes officiels : c'est du "hors bilan", comme on dit dans le privé. On ne verra apparaître que les salaires et les charges supplémentaires, soit tout de même un gros milliard de plus chaque année. Sans compter les dépenses générées par ces nouveaux serviteurs territoriaux, qui ont la gâchette facile.


On n'imagine pas ce qu'un maire très dévoué à ses électeurs peut arriver à dépenser pour sa commune ! Créer, par exemple, un service des parcs et jardins municipaux avec des achats somptuaires de végétaux rares. Acheter des camions très sophistiqués et très chers pour les poubelles et le lavage des rues et des trottoirs, ce qui suppose un personnel technique renforcé qui travaille au moins vingt-cinq heures par semaine... Chez les éboueurs FO de Marseille, c'est moins de trois heures par jour !



Question à François Hollande et à Manuel Valls : quand comptez-vous nous sortir de ce cercle vicieux ? 



Quand allez-vous commencer à couper les vivres à ces inconscients ? Vous nous annoncez, sans rire, une réduction du nombre des régions et la suppression des conseils départementaux pour 2021. Et la suppression de nos communes superfétatoires, ce serait pour quand ? Pour 2030.
La démagogie n'a donc pas de limites?

Publié par Pakool

1 commentaire:

Anonyme a dit…



Avis d’ouragan lointain sur le millefeuille territorial
Publié le 7 mai 2014 dans Politique

Le millefeuille territorial s’effeuillera sans précipitation.

Par Geneviève Frixon.
Un article de l’Association des contribuables de l’Intercommunalité d’Aubagne.

Sources : Challenges avril 2014.



Le Général de Gaulle l’avait tenté sans succès en 1969, Manuel Valls reprend le flambeau de la réforme des collectivités. Le gouvernement compte imposer sa volonté aux élus locaux : « il est désormais temps de passer des intentions aux actes ! » Oui mais quand ? Entre 2017 et 2021 ! Le millefeuille territorial s’effeuillera sans précipitation.

Le magazine Challenges qui décrypte l’actualité et l’économie, s’est procuré la nouvelle carte de France qui prévoit un passage de 22 à 12 régions. Seront épargnées l’Île-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse.

Cinq couples fusionneraient et on verrait l’émergence de deux grandes entités regroupant d’une part l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne, et de l’autre Poitou-Charente, Aquitaine et Limousin. Les pays de la Loire seraient démembrés, la Bretagne gagnant Nantes et la région Centre. Les élus auront un an pour s’entendre. Dans le cas contraire, le gouvernement imposera son redécoupage au 1er janvier 2017.

Les économies envisagées, selon le député socialiste René Dosière, seraient de l’ordre de 500 millions d’euros sur 28 milliards de budget. C’est peu mais ça permettrait de mieux adapter les territoires aux activités économiques et de clarifier les missions sur le modèle des Länder allemands.

Quant au bloc communal, Manuel Valls se montre prudent sur sa réorganisation. Or c’est à ce niveau que se trouvent les plus gros gisements d’économies. La création d’un échelon administratif de plus avec les intercommunalités n’a pas joué sur un transfert de compétences mais bien sur une hausse globale des effectifs de 25% en quinze ans !

« En faisant la chasse aux doublons et en réduisant le nombre de structures, il est possible de gagner au moins 15 milliards » renchérit M. Dosière dans son livre Le métier d’élu local.

Quoi qu’il en soit les avis sont partagés et les échéances tellement lointaines que cette carte territoriale risque de se transformer au fil du temps, en usine à gaz.


Sur le web.