lundi 17 mars 2014

Louis Esparza répond à RCS

Suite au questionnaire qui lui a été transmis le 8 mars 2014.

Voici l'intégralité des réponses du Candidat Louis Esparza


Réponse au questionnaire de RCS

1/ Concernant les marchés publics, j’ai été le seul, à attaquer le maire en justice contre l’un des marchés, et pas des moindres, celui passé avec la CGE (devenue VEOLIA), et obtenu la résiliation du contrat. Ainsi, depuis 2002, avec le nouveau contrat, on paye l’eau 20% moins cher (documents à disposition sur simple demande). Vous comprendrez donc ma volonté de poursuivre les procédures en cours .
Pour ce qui est de l’usage abusif des carburants, j’y ajouterai l’usage abusif de véhicules de location pour des besoins personnels, notamment pour les vacances du DGS, pour lesquels j’avais saisi le procureur fin des années 90, début 2000 (j’ai aussi le dossier que je peux produire), vous comprendrez là aussi, que je ne suspendrais pas les procédures en cours, bien au contraire.

2/  Concernant la dette : toutes les communes surendettées, comme la nôtre, renégocient leur dette. Il faut donc nous aussi la renégocier, d’autant que les arguments ne manquent pas, puisqu’il est prouvé que les banques et le préfet ont laissé l’ancien maire emprunter pour rembourser d’autres emprunts, ce qui est interdit et condamnable. J’ai les dossiers…
Et l’on sait que toutes les communes qui renégocient la dette obtiennent une réduction des intérêts d’emprunts, voire leur suppression, alors qu’elles n’ont pas autant d’arguments que nous... Et n’oublions pas que ce qui coûte cher, c’est moins le remboursement du capital de la dette (surtout quand on peut l’étaler dans le temps), que le paiement des intérêts (voir mes lettres, dont la n° 173, disponible sur le site : http://lalettredelouisesparza.blogg.org).  
Enfin, renégocier la dette est le passage obligé pour avoir moins à rembourser, et pouvoir ainsi prélever moins d’impôts et investir dans les équipements structurels à bout de souffle (station d’épuration notamment), pour sortir de l’ornière et aller de l’avant.
Si les banques et l’Etat (représenté par le préfet), ne font pas preuve de bonne volonté, je menacerais d’engager la procédure du moratoire, en suspendant le remboursement de la dette et en attaquant en Justice l’Etat et les banques pour « complicité abusive » (c’est la terminologie utilisée). Tous les exemples connus montrent qu’à ce moment-là, le préfet fait ce qu’il faut pour amener les banques à la raison car, un procès de ce genre serait du plus mauvais effet, tant pour le préfet que pour les banques. C’est un dossier que je connais bien, notamment l’exemple d’Angoulême, du fait que j’avais un fournisseur, devenu un ami, qui était ingénieur chez les moteurs Leroy à Angoulême, et c’est précisément le patron de Leroy qui, élu maire en 1989, a lancé la procédure contre les banques qui avaient prêté à son prédécesseur avec laxisme… et l’affaire s’est conclue par une négociation particulièrement favorable pour Angoulême : suppression du remboursement des intérêts d’emprunts notamment, étalement du remboursement du capital sur 30 ans…et, comme on le sait, ce qui coûte cher, ce sont les remboursements des intérêts d’emprunts. Ici, avec les arguments que nous avons, on devrait obtenir au moins autant.

3 / Transparence : j’ai régulièrement dit que si j’arrivais aux affaires, je ferais des colloques à intervalles réguliers, pour informer les administrés de ce que fait la municipalité.
Pour le reste, quand quelqu’un veut un document, la mairie se devrait de le lui transmettre illico, sans qu’il ait à faire une demande écrite, etc. J’ai suffisamment souffert de ce manque d’accès aux documents administratifs, que j’aurais à cœur que cela se passe désormais différemment.

4/ l’agglo : j’ai suffisamment écrit sur ce thème, que j’ai résumé sur ma feuille de route comme suit : l’Agglo est aussi mal gérée que notre commune à partir des années 90, quand j’ai commencé à tirer la sonnette d’alarme en disant qu’on allait droit dans le mur.
L’Agglo devient le souci n°1 des communes et de leurs habitants. Avec son développement, insensiblement, le pouvoir est en train de passer des mairies à l’Agglo, dont la gestion actuelle va à la dérive. L’affaire de la ‘’scène campagne de Cornillon’’ nous en donne un exemple révélateur.
Il est donc temps d’y mettre bon ordre, sinon, c’est très vite que l’Agglo deviendra aussi pesante pour les contribuables que l’est encore notre commune. 

Dans un rapport du député (pourtant Socialiste), René Dosière conclut :
«…par l’effet de masse, les regroupements de communes promettaient des économies, et on assiste au contraire à une explosion des dépenses…l’appartenance à une intercommunalité tend à accroître les impôts locaux…au lieu de mutualiser on a multiplié….».
Ce qui signifie qu’une compétence transférée à l’Agglo, le ramassage des poubelles par exemple, devrait coûter moins cher à chaque commune, or, c’est l’inverse qui se produit.
Conclusion, à quoi sert l’Agglo, si elle gère à un coût plus élevé que les communes ?     
Ainsi, les élus qui sortiront des urnes en mars prochain, devront avoir pour premier souci de s’investir vraiment à l’Agglo, pour y imposer une gestion rigoureuse, afin que les activités qui y sont transférées ne nous coûtent pas plus cher que lorsque les communes s’en occupaient.
C’est là un sujet que les élus évitent d’aborder et l’on comprend pourquoi : étant gérée par les seuls élus majoritaires, l’Agglo échappe au contrôle de l’opposition, ce qui favorise l’opacité et les dérives.
 Ayant les mains libres, les élus de notre Agglo ont désigné une pléthore de vice-présidents (une quinzaine), qui émargent à plus de 1600 € par mois d’indemnité (pour certains, le salaire d’une sinécure). D’où la remarque de Dozière : «  les émoluments des élus locaux sont en constante augmentation pour indemniser des mandats électifs dont on se passait très bien jusqu’à présent, qui font double emploi, et que si l’on s’en passait encore, on économiserait 15 milliards par an ».

Ainsi, l’Agglo est une charge de plus en plus lourde pour les contribuables, du fait que par le passé, avec leurs seules indemnités, les élus municipaux faisaient tout le boulot. Aujourd’hui ils émargent aux deux, mairie et Agglo, pour les mêmes responsabilités.
Enfin, les leaders politiques qui se respectent, ont un devoir de pédagogie pour expliquer à leurs électeurs que le pouvoir est en train de passer insensiblement des mairies à l’Agglo, avec toutes les conséquences que l’on peut déjà prévoir…en plus de celles que l’on vient de voir.
 ( Pour mémoire, compétences actuelles de l’Agglo : assainissement, action sociale, équipements sportifs et culturels, protection environnement…d’autres suivront. En moins d’un an, j’ai traité du sujet dans au moins 6 lettres : 150, 153,  155,  156,  166,  168 ).

Vous remarquerez que je parle aussi de ‘’devoir de pédagogie’’ à l’égard des électeurs. Et pour ce qui est de la transparence en général, ce qui est valable pour la mairie s’appliquera de la même façon à l’Agglo. Et vous pouvez compter sur moi, pour tenir la dragée haute aux incapables (voire pire), qui président actuellement aux destinées de cette instance.

5 / Scène campagne : autant je suis prolixe sur les questions que je maîtrise bien (comme la précédente), autant je serai prudent sur celle-ci, car je n’ai pas d’information suffisante, n’ayant pas eu le dossier en main. Je commencerai donc par mettre mon nez dans le dossier, après quoi j’aviserai. Mais là encore, compte-tenu de ce que j’ai écrit par ailleurs, sur la façon dont fonctionnent les collectivités, je puis vous assurer qu’il ne se fera pas n’importe quoi… Et même si mon groupe n’est pas majoritaire, je saurais trouver les arguments pour, là-aussi, éviter toute dérive.

6 / exil fiscal : la réponse à cette question est implicitement contenue dans la réponse à la question n° 2 , concernant la dette… Ce n’est qu’après l’avoir renégociée que l’on pourra diminuer suffisamment les impôts pour qu’habiter notre commune ne soit plus un luxe.
Le reste se fera par surcroît. Comme notamment le retour d’entreprises qui se sont exilées, précisément à cause des impôts locaux (dont l’une appartenant à l’un de mes colistiers…).

7 / la réouverture de la gare voyageurs : j’en ai parlé dans mes lettres, dont la n° 170 que voici, où tout est dit :
« Enterrement du projet de réouverture de la gare aux voyageurs : comme déjà développé ici (lettre n° 157), le projet s’est perdu dans les méandres administratifs des divers ‘’décideurs’’, qui ont décidé de ne rien faire. A noter, que le projet était fortement revendiqué par la gauche qui, soit dit en passant, tient toutes les manettes du pouvoir : de la mairie à l’Elysée, en passant par le canton, l’Agglo, le Conseil Général, la Région, l’Assemblée, le Sénat…Et, comme pour clôturer le dossier, la SNCF vient de fermer la seule activité qui restait : le guichet qui vendait des billets ».

Et la 157 :  …Le deuxième exemple est chez nous. L’impérieuse nécessité d’une ligne de trains voyageurs entre Pont et Nîmes n’est plus à démontrer … A noter, que les voies de chemin de fer existent et sont en service (sans être surchargées), que la gare existe également et fonctionne (on peut y acheter des billets). Autrement dit, il ne manque que les voitures et les motrices qui, au moins pour partie, doivent exister à la Région, vu que Georges Frêche avait fait de gros investissements prévisionnels, quelques mois seulement avant de disparaître. Bref, on a tout en main, et rien ne se fait.
 Autrement dit, à partir du moment où il n’y a pas la volonté politique, du bas au sommet de la pyramide, qu’elle initiative pourrait prendre le maire ?… dans l’indifférence générale des autres élus, jadis si prompts à organiser réunions et pétitions pour défendre le projet, qu’ils viennent de laisser passer à la trappe sans piper mot.
Enfin, vivement que la droite revienne aux affaires pour que les camarades de gauche, grands défenseurs des ‘’vrais gens’’, redescendent dans la rue pour exiger la réouverture de la gare aux voyageurs…
Tout est dit. La volonté politique n’y est pas, et comme tous sont du même bord, le maire ne peut rien faire. Il faudrait d’abord que le pouvoir change de main, mais il n’est pas certain que la droite fasse différemment…Cette affaire de la gare voyageur me laisse très désabusé. J’ose espérer que ce n’est pas parce que le Conseil général a investi dans un réseau d’autocars, que le projet a été enterré…

8 / Concernant les indemnités des élus : dans une commune comme la nôtre, la fonction de maire est une activité à plein temps. Et celles de certains adjoints particulièrement prenantes. Si ces élus font bien leur travail, il n’y a pas de raison de réduire les indemnités prévues. Et je ne les réduirais pas. Ce n’est pas sur ce genre de ligne budgétaire que l’on peut faire de vraies économies, mais seulement un bon coup de pub démagogique. Et ça, ne n’est pas mon genre.

Quant au dir-cab, il est clair que dans une commune comme la nôtre il n’a aucune nécessité, et avec moi, il n’y en aura pas.

9 / Aires d’accueils : je me suis exprimé sur mon site en ces termes :

Nous vivons dans une société où tout à un coût, que le consommateur ou le contribuable paie. Ainsi, le principe de fonctionnement de la mairie (ou l’Agglo), est simple : elle prélève des impôts sur les habitants pour payer le ramassage des poubelles, le goudronnage des rues, etc.

Dans ce contexte, les aires d’accueil n’échappent pas à la règle du paiement de ce qu’elles coûtent, d’où, un problème, car les gens du voyage ne paient pas d’impôt. Problème que l’Europe a voulu régler, en donnant des millions d’euros à la Roumanie, pays d’origine des gens du voyage, afin qu’elle les accueille.

Mais, comme ils préfèrent rester chez nous, en bonne logique, il faut reprendre à la Roumanie les millions qu’on lui a donné et nous les donner à nous, si l’on veut qu’on les accueille. Car, il n’est pas pensable de faire payer par nos contribuables l’aménagement des aires d’accueil, alors que l’argent prévu pour cela a été donné à la Roumanie. Il faut arrêter de marcher sur la tête : ou la Roumanie les accueille, ou elle rend l’argent pour qu’on nous le donne.
C’est le problème fondamental à régler (et ce n’est pas demain la veille), inutile de parler du reste si on ne règle pas d’abord cela.

En résumé, il n’est pas pensable que ce soit nos contribuables qui paient pour accueillir les gens du voyage, alors que la Roumanie a touché des millions pour cela. Que les instances européennes commencent par régler ce problème.
En ce qui nous concerne, comme en plus de l’absence de moyens financiers, nous n’avons pas les structures pour recevoir ce supplément de population (notamment au niveau de la station d’épuration), si nous sommes élus, nous annuleront le projet d’aire d’accueil, avec les mêmes arguments utilisés par les services de l’Etat pour annuler le PLU.

 10 /  la sécurité : également sur ma feuille de route :
 Se pencher sérieusement sur le problème de l’insécurité, qu’il faut traiter sans a priori et en dehors des idéologies, notamment au niveau de la vidéo-protection… L’insécurité est un problème d’autant plus difficile à régler, qu’on ne peut pas le traiter seul, mais en collaboration avec d’autres services de l’Etat, gendarmerie, Justice…

Autrement dit, on aborde là une compétence pour laquelle le pouvoir de maire est tout à fait limité. Attention au démagogues qui prétendent qu’ils feront ceci ou cela… Au niveau du maire, la compétence est essentiellement dans l’action préventive (en assurant une présence de la police dans les quartiers, etc.. ), efficacité parfois limitée. C’est à traiter au coup par coup. Ce n’est pas une science exacte comme l’économie ou le droit, où l’on peut dire ce que l’on fera avec précision, par exemple, au niveau de la dette.  Là, chaque cas est particulier et doit être traité comme tel. Avant cela, il faut se pencher sur la question, ce qui ne peut être fait que par les élus. Et l’on n’y est pas encore…

11 / grand électeur : cela signifie simplement que le maire, comme les autres élus, vote aux élections sénatoriales.  Les élus de sensibilité de gauche votent plutôt à gauche et ceux de droite etc.. Une fois que les sénateurs sont élus, ils font ce qu’ils veulent. Et pour s’amadouer leurs électeurs, ils organisent régulièrement des réunion d’information…Et là, on rentre dans le domaine de la communication et de la démagogie. Cela dit, les sénateurs peuvent rendre divers services que leur demandent les maires... Quant à ce que le maire influence le sénateur sur ses décisions, ne rêvez pas…

12 / copinage : concernant l’emploi de complaisance auquel vous faites allusion, je ne demanderais pas sa suppression, je l’exigerai. Et je moucherais comme il se doit les copains et les coquins, avec l’autorité qui est celle du maire, et plus d’efficacité que je ne l’ai fait verbalement dans diverses lettres que vous pouvez encore aller consulter…où l’on peut lire également qu’elle est ma position à l’égard de la façon dont le Sitdom est géré. J’ai même écrit qu’il fallait reprendre les contrats passés, les épluchés, et attaquer ceux qui peuvent l’être… comme je l’ai fait à la mairie, par exemple, avec le contrat de l’eau que j’ai réussi à faire casser. Et je n’étais qu’un élu d’opposition, imaginez si je siège en tant que maire de Pont !…

Cela dit, nous avons un exemple ici même à Pont, sinon exactement comparable mais pour le moins contestables, récemment, à la mairie, avec le recrutement de la femme, ou ex-femme, d’un élu… et je n’ai pas connaissance qu’il y ait eu beaucoup de réactions…

En espérant avoir répondu à vos question, et toujours à votre disposition pour tout complément d’information.

Très cordialement,

Louis Esparza

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Sa réponse à la première question est plutôt rassurante pour la démocratie

rojasoca a dit…

Je vois que monsieur ESPERZA connait très bien son sujet qui est clair et juste j'invite tous les spiripontains à lire et relire son texte avant d'allez voter.

Anonyme a dit…

""Le maire (R Castillon) nous apprend qu'il a licencié le directeur des service, et mis au placard pour la durée de son préavis.....Pour ma part, J'AVAIS développé ici même le thème: LE DIRECTEUR DES SERVICES (René Stefanini) EST UN FONCTIONNAIRE PARTICULIÈREMENT COMPÉTENT QUI SERVIRA LE NOUVEAU MAIRE AVEC LE MÊME ZELE QU'IL SERVAIT SON PRÉDÉCESSEUR.
Mais cette option n’a pas été retenue, et c’est l’esprit règlement de compte et sanction du bouc-émissaire qui a prévalu.".

Louis ESPARZA "opposant historique au système Baumet", lettre numéro 111 du 23/03/2011

""Les Calomniateurs du DGS (René Stefanini)".

Louis ESPARZA "critique politique" lettre numéro 136 du 6/02/2012 parlant des administrateurs des blogs: "le journal de Gilbert B" et "PNG".

Alors ce DGS, il est bon ou pas bon ?

""Le droit d’expression : certains s’alarment de la fermeture de deux blogs anonymes, et crient à la mise en cause du droit d’expression, alors que ces blogs ont fermé de part la seule volonté de leurs animateurs, seuls décisionnaires en la matière.
De plus, dire que c’est Baumet qui a fait fermer les blogs, comme le susurrent certains, c’est lui donner une importance et un pouvoir qu’il n’a pas".

Louis ESPARZA "apprenti blogueur" lettre numéro 79 du 28/04/2010

Tous les électeurs et centaines d'adhérents au comité de soutien de Vincent Clauzier apprécient.

REMEMBER

http://pontpourlesnuls.blog.fr/2012/05/20/j-13708662/

Loulou, tu as la mémoire courte, j'invite tous les Spiripontains à relire les lettres pour plus de clarté et de justesse

Citoyen a dit…

9 oui / 3 non

1 - oui
2 - non
3 - oui
4 - oui
5 - oui
6 - non
7 - oui
8 - oui
9 - oui
10 - oui
11 - non
12 - oui

Anonyme a dit…

Monsieur Esparza me semble être l'homme de la situation par sa franchise, sa ténacité et ses connaissances de dossiers.
REFLECHISSEZ AVANT DE VOTER !

Anonyme a dit…

il ne faut pas non plus se tromper d’élection, aux municipales on ne vote pas pour un parti, pour une politique ou une idéologie, on vote pour une équipe qui va gérer la commune au quotidien ce qui n’a rien de politique. Il ne faut pas se tromper ! Et même quand tel ou tel parti soutient une liste, si cette liste l’emporte, c’est pas la vedette nationale de ce parti qui viendra tenir la mairie pour serrer les cordons de la bourse. C’est les élus d’ici, inexpérimentés, qui ne se sont jamais penchés sur les dossiers, qui n’ont pas la vocation municipale et, avec eux, on continuera à s’enfoncer.

Pour illustrer un peu les choses. Quand tel ou tel candidat vous dit qu’il veut ‘’lutter contre le millefeuille administratif, l’immigration, etc.‘’, qui sont des thèmes, certes, de la plus haute importance, mais qui échappent totalement au pouvoir des maires. C’est l’affaire des députés et du gouvernement mais pas des maires. Les candidats qui vous parlent de ces sujets-là, ne sont pas dans les municipales. Ils sont ailleurs. Les municipales sont le cadet de leurs soucis.

Autre chose de différent, mais tout aussi important :
Quand j’entend dire : « je vais voter pour le maire qui m’a fait rentrer à Eurodif ». Mais à l’époque, Eurodif recrutait, c’était facile de faire embaucher tout le monde, et tous les maires l’ont fait.
Quand j’entends dire : « je vais voter pour le maire qui a refait mon trottoir ». Mais enfin, si le trottoir avait besoin d’être refait, n’importe quel maire à sa place l’aurait refait.
Faire des choses c’est bien, mais déjà faut-il qu’elles le soient au juste prix. Je vais prendre un exemple un peu éloigné pour dépassionner le débat. Il y a une quinzaine d’années quand on a refait les allées Frédéric Mistral, tout le monde était contant, mais cela a coûté 400 000 francs. A la même époque, à La Palud, ils ont refait les leurs d’allées, même surface, mêmes travaux : 200 000 francs. Vous pouvez voir nos chiffres en maire et, pour La Palud, demander au premier adjoint au maire, c’est lui qui suivait les travaux.
C’est bien de faire des choses, déjà faut-il qu’elles le soient au juste prix.

Enfin quand j’entends dire : « je vote pour l’ancien maire parce qu’il me fait la bise quand je le croise dans la rue». ça veut dire quoi ça ? qu’il joue sur l’affectif, on le sait qu’il fait la bise aux mamans mieux que personne, mais ce sont des baisers de Judas, parce qu’il nous a ruinés, et s’il revient, les impôts repartiront à la hausse, et les gens redescendront dans la rue, et on n’en sortira pas.

Alors, je comprends qu’il y en ait qui sont un peu déçus, mécontents du maire, du pouvoir, de la politique en général, et qu’ils ont envie de se défouler. Et moi aussi j’ai envie de me défouler. Mais c’est pas le moment, c’est pas aux municipales, parce qu’aux municipales, si vous votez pour la mauvaise équipe, c’est pas le gouvernement et les politicards parisiens que vous allez punir, c’est vous , car notre petite ville sera toujours aussi mal gérée.
Et si vous dites je vais me défouler au premier tour seulement, au second on verra. Au second il sera trop tard, parce qu’au premier tour vous aurez éliminé une liste qui ne mérite pas de l’être.
Si vous voulez vous défouler c’est à d’autres élections qu’il faut le faire, par exemple aux Européennes, c’est dans 3 mois. Patientez, il n’y en a pas pour longtemps.

Autrement dit, la gestion municipale n’est pas politique, elle n’est pas de droite elle n’est pas de gauche, elle est bonne ou mauvaise. Et aujourd’hui, la bonne gestion pour Pont-St-Esprit passe par la renégociation de la dette

Anonyme a dit…

c'est pas anonyme qui s'exprime c'est mot pour mot le texte de MR ESPARZA