jeudi 16 janvier 2014

J'ai comme des doutes par RCS

Loin de moi l'envie de faire un procès d'intention, mais je ne sais pas si vous avez entendu les mêmes choses que moi lors de la conférence de presse du président de la république, recordman toutes catégories des impôts et des taxes.
Ce n'est pas sur les allégements de charges sur les entreprises que je m'interroge, parce que d'ici 2017, au rythme de 5000 faillites par mois, le simple nom " Entreprise " sera peut être en passe d'être classé dans la catégorie " Ancien françois " et puis il est question de transfert...

Et qui paye lorsqu'on refuse de réduire les dépenses et de limiter les abus ?


Non ce qui m'intrigue c'est son coté Saint honoré dans son approche du mille feuilles...
Car après avoir mis un frein à un début de réforme de celui-ci par la suppression de l'embryon de loi sur la fusion des départements et des régions voilà que l'une des annonces quasi cyclonnique c'est la suppression de régions, et pas que l'Alsace...

Vu l'entrain et l'altruisme dont ont fait preuve nos sénateurs et députés sur des thématiques tels que le cumul des mandats ou la réforme de leur propre retraite voilà ou se situe mon premier doute et peut être même le sien à la vue de l'évocation du 49.3.....

Nos amis, de l'Observatoire des subventions  ont réalisé il y a quelque temps déjà, un rapport sur ce qu'on appelle les Comité Théodule.

Pour simplifier, un truc sympa ou on retrouve des amis que l'on avait perdu de vue depuis qu'ils n'étaient plus élus et ou la seule mission, souvent bien rémunérée,  est de remettre une épaisseur de papier avec des mots dessus.

La ou j'ai un second doute c'est qu'en moins de 13 minutes chrono il a été annoncé, lors de cette conférence de presse égayée peut être par la proximité des fêtes de fin d'année :

- Un Conseil stratégique de la dépense publique ou comment chaque mois planifier la réunion du mois prochain afin de trouver des idées qui en germant permettront d'envisager d'entrevoir des marges de manœuvre pour atteindre l’objectif de 50 milliards de réduction de déficit d’ici à 2017.

- Un Observatoire des contreparties

- Un Conseil de simplification


- et toujours plus fort  Un Conseil de l’attractivité

Pour ce dernier dommage que notre cher Président n'en ai pas parlé  à son premier ministre, car ce dernier a en charge cette commission qui n'existe que depuis 2003 il est vrai.

Ce qui vient nourrir ce second doute c'est le dernier grand conseil mis en place en France, afin de faire dire à d'autre ce qu'il faudrait faire face à un problème pour l'évacuer sans avoir à le régler.

Ce grand conseil c'est celui présidé par l'ancien Premier Ministre Lionel Jospin, la fameuse Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique.

Tous le monde se rappelle de cette commission pour ses nominations, sa cérémonie de remise de rapport.....

mais pour son application ?


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Après 18 mois d’exercice du pouvoir, le Président de la République découvre enfin que « l’offre crée la demande ». Un certain nombre de mesures évoquées par François Hollande vont ainsi dans le bon sens, comme la baisse de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la suppression des 35 milliards de cotisations familiales. Mais elles ne s’attaquent pas au cœur du mal.

La France exige d’aller beaucoup plus loin dans la liberté rendue aux entreprises. Le code du travail, les professions réglementées et la sur-taxation du capital restent autant d’obstacles à leur développement et, partant, au rebond de l’emploi. Les assurances sociales restent des monopoles ruineux qui protègent de moins en moins bien. C’est un assemblage de propositions insuffisantes et incohérentes. Les Français auront le sentiment d’une grande tromperie lorsqu’ils découvriront très vite le piètre résultat de ces réformes timides.

La réforme des collectivités locales, ainsi que la volonté affichée de gagner de la croissance par la simplification sont mal engagées. Au lieu d’avoir le courage d’annoncer la suppression pure et simple des départements, on nous parle de faire disparaître quelques régions et de substituer les métropoles aux départements en zones fortement urbanisées. Ce jeu de chaises musicales, destiné à flatter et sécuriser les barons locaux du PS, ne freinera en rien les dépenses clientélistes. De même, la création d’un comité de plus pour « simplifier » ne manquera pas de prêter à sourire.

Enfin, l’accélération de la réduction de la dépense publique serait une bonne nouvelle si la baisse de 15 milliards déjà annoncée avait la moindre réalité. Nous en cherchons toujours le détail. Les 50 milliards évoqués représentent 2.5% du PIB. C’est moins du tiers de l’effort nécessaire pour ramener le poids de l’Etat (57% du PIB) à la moyenne de la zone euro (49%). Pour être réelle et durable, la réduction de la dépense ne pourra provenir que d'une remise à plat des missions de l’Etat et à son recentrage sur un périmètre modernisé.

Manifestement, ni le Président de la République, ni son Gouvernement, ni sa majorité n’ont une vision juste et claire de la mutation en cours de notre société ouverte sur le monde.
Et même si certains se laissent abuser en faisant crédit à François Hollande d’une conversion timide à une sorte de social-libéralisme, il est évident que sa majorité, dans un sauve-qui-peut aussi clientéliste que chaotique, ne le suivra pas longtemps dans cette voie.

Anonyme a dit…

Un impératif,que l’État donne l'exemple d'une réforme rapide des institutions.Adoption d'une loi interdisant le cumul des mandats,supprétion du Conseil économique et social,réduction du nombre des parlementaires au Sénat et à l' Assemblée Nationale,réduction du nombre de Ministres du gouvernement.Cela fait,il sera plus facile de réformer les Régions et les Départements car il est prévisible que beaucoup d' élus locaux vont s'accrocher à leurs mandats et tenter d’empêcher cette réforme.