dimanche 29 décembre 2013

Conseil Général : l'impossible réforme par RCS

A force réaliser leur petites manipulations, persuadés semblent-ils, que les français ne remarquent rien, nos chers politiciens organisent en grandes pompes, dans le seul but de garder leurs divers avantages, un chaos dont ils seront incapable de nous sortir.
L'incapacité de nos élus à nous extraire de la crise, tourne à l'aveu d'incompétence, mais cette incompétence ne mène pas au renoncement au profit de plus compétent au contraire cela conduit à un renforcement des chances d'être réélu.

Un grand danger nous guette.

La réaction à l'incapacité de répondre à nos attentes c'est traduit par un vote aux extrêmes et surtout par une abstention sans cesse croissante.
La réaction à l'usage abusif ou contre productif de l'argent publique à des fins électoralistes à poussé des réactions comme celle que nous avons connus à PSE en 2010.

Quelle sera la réaction des Français lorsqu'ils prendront conscience de cette appropriation exclusive des rennes du pouvoir et des cordons de leur bourse proche de la spoliation ?


Le petit découpage du Gard dont nous avions parlé le 20 décembre concerne tous les départements de France.
Avec toujours un faux semblant d'optimisation des ressources et des énergies et un hypocrite pseudo rapprochement vers les citoyens, cela permet de repousser l'inévitable réforme du mille feuilles tout en s'assurant un vote favorable aux prochaines échéances repoussées d’ailleurs à cet effet.

Sur cette thématique Patrick Crasnier sur Boulevard Voltaire nous en dit davantage :

" Les diverses couches de décision, depuis la commune jusqu’aux conseils régionaux, coûtent des fortunes aux Français.
Supprimer les départements ! C’est une des pistes importantes d’économies pour la France, ce n’est pas moi qui le dis mais beaucoup de « conseilleurs avertis », par exemple Jacques Attali. En y réfléchissant c’est une excellente idée, sauf que ces conseils généraux sont les plus grands réservoirs de clientélisme pour les politiciens locaux.
Les « cantonniers », comme les appelaient certains humoristes au temps où ils avaient de l’humour, sont, avec les maires, les élus les plus proches de la population. Ils sont aussi tous ou presque cumulards, mais cela, c’est une autre affaire. Alors cette suppression des départements, l’idée du siècle, a été entreprise par le gouvernement Fillon. Levée immédiate de boucliers, avec des slogans fusant de toutes parts – « ne touche pas à mon département », « mon département, j’y tiens » –, tous les lobbies se sont mis en route pour faire croire aux Français que ce fameux département était tout ce qu’il y a de plus important. J’en connais même qui ont marché et qui arboraient très visiblement leur fierté d’être « 44 » ou « 59 », rarement « 75 ».

La réforme s’est donc mise en place timidement, pas pour tout de suite mais pour « après 2012 », et là, patatras, François Hollande l’a supprimée. Mais comme les « conseilleurs » sont toujours influents, ils ont insisté pour faire quelque chose. Plus de suppression du département, bien sûr, mais une réduction drastique du nombre de cantons. Un redécoupage digne des plus importants tripatouillages électoraux depuis des lustres. Même Pasqua n’avait pas osé en faire autant. Les élus montent donc au créneau ; ils veulent bien les économies, mais pas dans leur canton « qui est indispensable à la nation ». Chez le voisin, c’est possible, mais pas chez moi, disent-ils avec un bel ensemble. C’est comme cela qu’on a vu l’ancienne première dame de France, qui ne veut absolument pas perdre sa petite épicerie électorale rurale, monter à Paris pour rappeler à François Hollande « qu’elle a bien voté en 2012 », et même au conseil général, lui rappelant : « Si je n’avais pas voté votre proposition, les élèves de Corrèze n’auraient jamais eu un iPad payé par le conseil général. »
Cette réforme paraît donc difficile à mettre en place, sauf que le redécoupage risque bien de servir la gauche, et là, les élus de droite auront beau crier, le redécoupage se fera. Cette petite guerre ridicule montre bien à quel point de nullité sont arrivés nos élus. Même Borloo est venu défendre devant les médias le « canton de Bernadette », affirmant que la ruralité est importante et que ces cantons ne doivent pas disparaître.

Pourtant, les diverses couches de décision, depuis la commune jusqu’aux conseils régionaux, coûtent des fortunes aux Français. Ces Français qui ne se sont même pas rendu compte que depuis quelques années, en créant les communautés de communes, ils payaient une ligne d’impôts locaux supplémentaire pour alimenter ces communautés. Payer des organisations qui font double ou triple emploi est devenu un sport national.

Le mille-feuille des collectivités territoriales est un gouffre financier qui n’est pas près de se combler. Les élus locaux, tous plus empressés les uns que les autres à avoir d’autres mandats et d’autres titres (et aussi d’autres impôts), créent en ce moment les métropoles sans préjuger de ce qu’ils vont nous inventer pour continuer à exister. Les départements ne craignent donc rien, la loi contre le cumul passera, les politiciens cumuleront moins mais les couches de décision continueront à être de plus en plus nombreuses. Les impôts qui vont avec, aussi."

Patrick Crasnier

1 commentaire:

lucide a dit…

40 ans que nous sommes gouvernés par des incompétents, issus du même moule, une belle brochette d'apparatchiks qui à part vivre de la politique ne savent pas faire grand chose.
S'ils étaient efficaces et compétents, ça se saurait, regardez ou nous en sommes et le mur dans lequel nous allons nous écraser.
Et certains vont encore revoter pour cette bande, les Français sont des veaux le général avait bien raison.