mercredi 27 novembre 2013

Que pensent les journalistes de la remise à plat de la fiscalité ? par Nicole Grenet

Pourtant si prolifique dans le commentaire pour présenter la réforme du siècle : Celle de la fiscalité.

Il est une thématique pourtant très proche qui les fait sombrer dans une sorte de mutisme :
Leurs petits privilèges fiscaux....

Le site Capital.fr, relance pourtant le débat, ou tout du moins tente de le lancer....

Le débat sur la niche fiscale des journalistes relancé

Les petits privilèges fiscaux des journalistes sont une nouvelle fois pointés du doigt. Les sénateurs viennent de s'attaquer à l'abattement pour frais professionnels dont ils bénéficient, en adoptant vendredi dernier, dans le cadre du projet de loi de finances 2014, un amendement visant à exclure les plus hauts revenus de ce dispositif.

Pour mémoire, cette niche trouve son origine dans les années 30. A l'époque, les journalistes, au même titre qu'une centaine de professions réputées avoir des frais professionnels importants, bénéficiaient d'un abattement de 30% appliqué sur leurs salaires, dans le cadre du calcul de l'impôt sur le revenu.

Cette mesure a été supprimée en 1996. Mais, en 1998, a été rétabli un avantage, cette fois pour les seuls journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux.
Ces derniers ont été autorisés à défalquer 7.650 euros de leur salaire, dans le cadre du calcul de l'impôt sur le revenu. Un abattement s'ajoutant à la déduction forfaitaire de 10% appliquée au titre des dépenses courantes des salariés, dont le montant n'a jamais été révisé depuis.

L'amendement voté par le Sénat prévoit de réserver cette possibilité aux professionnels dont le revenu brut annuel ne dépasse pas 62.430 euros. Soit environ 4.000 euros net par mois.
Une mesure de "justice", à l'heure où "le gouvernement s'attaque, à juste raison, aux niches fiscales et sociales qui bénéficient aux plus privilégiés" a justifié l'un des auteurs du texte, le sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin (Parti radical de gauche), lors du débat dans l'hémicycle.

Une niche fiscale injustifiée ?
Certes, cette initiative a peu de chances d'aboutir. Les sénateurs, qui "détricotent" depuis plusieurs jours le projet de budget 2014, rejetteront probablement l'ensemble du texte, d'après l'AFP. Ce qui invaliderait mécaniquement tous les amendements adoptés par les sénateurs. Mais cela jette tout de même un coup de projecteur sur une niche qui, année après année, subit de nombreuses critiques.
En septembre dernier, la Cour des comptes l'avait ainsi pointée du doigt, dans un rapport sur les aides à la presse. Il faut dire que, malgré son coût limité pour l'Etat (environ 60 millions d'euros par an), cette niche représente tout de même un avantage fiscal conséquent pour les intéressés : 1.850 euros en moyenne d'économie d'impôt pour un journaliste en CDI célibataire et sans enfant, 1.000 euros pour un célibataire avec deux enfants à charge, selon les estimations des magistrats.

Surtout, selon la Cour, cette compensation des frais professionnels n'est plus justifiée. "Il est peu probable que les pratiques qui avaient cours il y a encore quelques décennies en matière de remboursement des frais professionnels par les entreprises de presse soient encore d’application générale de nos jours", jugent les Sages.

La Cour des comptes balaie aussi l'autre argument régulièrement avancé pour défendre cette niche : le fait que les salaires des journalistes soient peu élevés, comparés à leur niveau d'étude. "Ces rémunérations paraissent assez proches des salaires moyens mensuels en 2010 de l’ensemble des salariés selon les statistiques de l’INSEE", écrivent-ils, ajoutant qu'ils ne notent pas de "dégradation notable" des revenus du secteur au cours de la dernière décennie.

Ce débat ne doit toutefois pas faire oublier que le milieu de la presse se précarise fortement, sous l'effet de la crise qui frappe de plein fouet le secteur. Selon les données de la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP), la proportion de CDD dans la profession a bondi de 49% entre 2009 et 2011 (de 1.000 à 1.490 personnes).

Les jeunes sont évidemment, en première ligne : parmi les premières demandes de carte, 26,9% ont été réalisées par des CDD et 34,1% par des pigistes, alors qu'ils représentent respectivement 4% et 16,5% des effectifs.

Thomas Le Bars
© Capital.fr

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Ils ne sont que les complices d'un enfumage, maintenant soutien complet au nouveau david copperfield
http://www.contribuables.org/2013/11/27/reforme-fiscale-comment-ayrault-veut-enfumer-les-francais/

Sylvie a dit…

Si nous avions une presse libre et impartiale, peut être pourrions nous nous pencher sur ce sujet. Vu la ligne éditoriale actuelle de nos quotidiens je pense qu'il faut mettre les journalistes dans la situation fiscale qui est celle d'un ouvrier d'usine ou de l'employé d'un petit artisan, pére de famille rencontrant les difficultés du quotidien et soucieux du devenir de son épouse et de ses enfants. Cela fera certainement réfléchir nos journalistes sur la démolition en règle de notre société tant du point de vue du pouvoir d'achat, du chômage, de la fiscalité ou tout simplement de la démocratie lorsqu'on voit la liberté de conscience des Maires bafouée, la saisine par 700 000 citoyens du CESE envoyée à la poubelle ou tout simplement la spécificité de la famille naturelle disparaître purement et simplement de notre législation avec cette loi absurde du "Mariage pour Tous".
Je n'achète plus aucun quotidien, j'ai arrêté tous mes abonnements y compris ceux de mes enfants et Loin du gavage médiatique je me porte beaucoup mieux me sentant libre et apaisée!

nicole grenet a dit…

https://www.youtube.com/watch?v=mbbq85m6sp0

Anonyme a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=KbX9DB8JFlk

Culte a dit…

Après " je vous ai compris " de Charles voici la phrase historique de François, mieux que Moi... « Nous allons y arriver à cette inversion de la courbe mais avant que ça rentre dans la perception de nos concitoyens, il conviendra de montrer à des hommes et des femmes que leur vie a changé »