dimanche 24 novembre 2013

Et si l'on misait sur l'optimisme ? par Nicole Grenet

Au Congrès des maires de France plombé par la sinistrose, certains élus revendiquent l‘optimisme…


Baisse des dotations de l’Etat, hausse de la fiscalité, réforme des rythmes scolaires qui entraînent des dépenses…

Les sujets de tracas des élus locaux sont légions. Et les allées du Congrès des maires sont depuis quelques années plombées par la sinistrose. «La réforme des rythmes scolaires va coûter 37.500 euros à ma commune, rendez-vous compte», glisse une maire d’Ardèche. «Le chômage oscille entre 30 et 40% sur mon territoire», renchérit un élu guadeloupéen.
Mardi, en début de soirée, le Premier ministre est venu jouer au docteur et tenter d’apaiser les troupes en promettant notamment une augmentation du soutien financier de l’Etat aux petites communes. Des petits pas accueillis par des applaudissements polis et quelques sifflets.

Un pessimisme qui énerve certains maires
Les maires sont déprimés. A l’image de leurs administrés. Selon une enquête Ipsos, réalisée pour le compte du groupe Publicis en mai 2013, 97% des ménages français interrogés ont un sentiment négatif sur l'avenir de leur pays et 85% des Français pensent que les choses ne feront que s'aggraver dans l'année à venir.
Ce marasme psychologique, très pesant au Congrès, énerve certains maires. «Peut-être que l’on ne s’en tirera pas si mal que ça. Ok, les temps ne sont pas si roses. Mais il y a des pays qui ont des difficultés plus graves que nous», estime Catherine Saumont, maire sans étiquette de Rousset (Hautes-Alpes) qui admet que ses concitoyens sont obsédés par les difficultés du quotidien. «La crise est mondiale, il n’y avait pas de raison que notre pays y échappe», ajouté George Clairy, maire socialiste de Vieux-Habitants (Guadeloupe). «On ne peut pas inverser la tendance du jour au lendemain mais nous allons y arriver. Je fais partie des gens exagérément optimistes», sourit Geneviève Lagarde, première adjointe socialiste à la mairie de Cahors (Lot).

Des gouvernants trop timorés?
Alors que l’OFCE vient de réviser à la hausse les perspectives de croissance de la France (de 0,6% à 1,3%), certains édiles aimeraient que François Hollande et Jean-Marc Ayrault accompagnent mieux ce début de reprise. «On a un gouvernement qui est un peu anxiogène. Nous avons  besoin d’un signal de décrispation, de confiance sans sous estimer la crise. Halte à la sinistrose… Même si je sais qu’il est plus facile de le dire que de l’instiller», avance Philippe Gosselin, député-maire UMP de Remilly-sur-Lozon (Manche) rejoint par Michel Lepourry, maire de Sainteny (Manche). «Il n’y a plus de réel homme d’Etat. Notre exécutif a un côté timoré par rapport à l’avenir. Nos institutions fonctionnent mais ont-elles assez de courage?» s’interroge cet élu d’un village rural de 800 habitants. Dans ce contexte, les reculades sur l’écotaxe ou Leonarda ont été mal vécues. «Cela ne sert à rien de se lamenter, il faut prendre des décisions fortes, s’y tenir et avoir du courage», conclut Catherine Saumont.
Matthieu Goar

6 commentaires:

serge a dit…

Le problème, c'est que beaucoup d'élus savent bien conter mais ne savent pas compter.

Si le bon conteur séduit l'électeur, le mauvais comptable angoisse le contribuable.

Anonyme a dit…

lors de ces congrés, qui montent et au frais de qui ?

Anonyme a dit…

@10:30 c'est le contribuable qui paye, et cela doit être voté en conseil municipal. Connait on le volume des délaguations de PSE et des villes et villages autour ?

Anonyme a dit…

Anonyme de 10h30, ils y vont en vélo, dorment chez l'habitant et ne participent à aucune soirée..

Anonyme a dit…

Midilibre du 23 http://www.midilibre.fr/2013/11/23/bagnols-le-ps-investit-rey-candidat-a-la-mairie,787274.php

Christian Roux, candidat écarté : "Je suis extrêmement surpris et déçu. Surpris car la fédération du Gard, et je rends hommage à Stéphane Tortajada, a fait beaucoup d’efforts pour créer un dialogue. Malheureusement, le maire sortant a réduit la discussion à une répartition de postes, refusant tout débat sur des projets d’action. Surpris aussi car je n’ai même pas reçu un appel de sa part. On me dit qu’il a fêté son investiture “sur tapis vert” en sablant le champagne avec quelques élus de son courant au congrès des maires. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la façon de représenter sa ville. Je suis naturellement déçu pour l’ensemble des militants socialistes de Bagnols. Ils seront donc les seuls dans le Gard, et je crois bien dans toute la France, à ne pas pouvoir librement débattre d’un projet et choisir qui va les représenter", indique le candidat écarté.

Certains mêmes disent que c'est dans le stand d'un lobby ?

Anonyme a dit…

bonsoir, ma taxe d'habitation a bien diminué, optimiste sur l'avenir de Pont, merci Mr Castillon et Dehapiot

Merci à toute votre equipe RCS