jeudi 29 août 2013

Une réforme "responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle" par RCS

"Responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle" par ces qualificatifs, nos dirigeants, comme leurs prédécesseurs nous ont présenté la reforme des retraites.




Force est de constater que pour une pseudo réforme qui vise en théorie le long terme, il ne s'agit que d'une hausse des cotisations aux apparences anodines avec comme objectif, au mieux les municipales de mars de 2014 au pire les sénatoriales du mois de septembre suivant.




Et oui nos gestionnaires de l'argent public, sont des politiques.

Que vous soyez salariés ou retraités, cette pseudo réforme va vous mettre à contribution pour éponger le déficit de 7,6 milliards d’euros à l’horizon 2020 et nous dit on maintenir l'équilibre jusqu'en 2040. Mais quel impact ?


Pour les anciens
- le report de l’indexation annuelle des pensions sur l’inflation du 1er avril au 1er octobre
( il faut lire : un manque de 600.000 euros en 2014  et de 1,4 milliard en 2020 )
- la fiscalisation de la majoration de 10% des pensions des retraités parents de trois enfants et plus.
( il faut lire : les contribuables retraités assujettis à l’impôt sur le revenu, rapporteront 1,2 milliard en 2014 en 1,3 milliard en 2020. Soit une hausse d’impôt de 26 euros par mois ( 315 euros par an) pour une pension mensuelle de 1.700 euros, correspondant à la pension moyenne des salariés. Et de 38 euros (460 euros par an) pour une retraite de 2.500 euros.)

Pour les salariés

- la hausse de 0,15 point prévue en 2014
( il faut lire : par exemple un prélèvement supplémentaire de 2,15 euros par mois pour un salarié rémunéré au SMIC. Et en 2018, le relèvement total de 0,3 point représentera 4,5 euros de cotisation supplémentaire par mois, soit 54 euros par an pour un SMIC. Pour un salaire de 2.500 euros, le surcoût annuel serait de 45 euros en 2014 puis de 90 euros à compter de 2018. soit 1 milliard d’euros dès 2014 et 2,2 milliards à l’horizon 2020 )


- un relèvement de l' imposition:
( Pour compenser la hausse des cotisations retraites patronales prévue dans son projet, une refonte du financement de la sécurité sociale est annoncée. Concrètement, elle  pourrait se traduire par un allègement des cotisations familiales et maladie employeurs… compensé par une montée en charge de la CSG, qui taxe à la fois les revenus du travail et du capital ou de la TVA. )
- l’allongement progressif à partir de 2020 de la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
( Cette mesure doit rapporter 2,7 milliards au gouvernement en 2035 via des cotisations supplémentaires. Toutefois  pour éviter de travailler jusqu’à un âge trop avancé (68 ans pour un salarié ayant commencé à travailler à 25 ans), nombre d’actifs pourraient décider de solder leur retraite de façon anticipée et donc avec une pension moindre… D’autres pourraient aussi choisir de racheter des trimestres de leur période d’études post-bac.)


Pour éviter ce énième prélèvement supplémentaire  et obtenir une réforme digne de ce nom, pouvons-nous espérer la mobilisation des syndicats, pardon des partenaires sociaux ?

Pouvons-nous espérer qu'ils manifestent afin que les impôts des travailleurs du secteur privé ne financent plus les retraites "spéciales", quand les leurs sont plus que modeste ?

Pouvons-nous espérer qu'ils bloquent la France pour lutter contre cette première injustice :
Pour un salarié du privé un euro cotisé lui rapporte entre 0,87 € et 1,51 €
Pour un fonctionnaire un euro cotisé lui rapporte entre 1,75 € et 2,40 €

Nulle doute que nos syndicats, indépendants de toute considération politique, feront pression pour rétablir les déséquilibres suivants :

- Si le secteur privé est à 25% de taux de cotisation global (salarié+employeur),
- Les fonctionnaires d’État sont à 69%, ( financé par ? les contribuable, pas par la courte et petite cotisation de 7,85 % sans les primes )
- Collectivités locales et hospitaliers 35 %
- La poste 71,6 % ( cumul salarié, entreprise, contribuable )
- EDF à 86%, ( à  EDF c'est le client contribuables qui finance les retraites )
- RATP 52 % ( les franciliens et les entreprises )
- La SNCF à 106% ! ( à la SNCF c'est surtout le contribuable : 12 Milliards par an )

Les fonctionnaires ne sont pas responsables de la mauvaise gestion étatique.

Depuis 15 ans les rapports du COR "oublient" courageusement, comme nos politiques, les régimes Spéciaux très inégalitaires, et les régimes des fonctions publiques.

Pour mémoire : Déficits  20/22 milliards 
7/8 milliards pour le privé,
12/14 milliards pour le public

Pourtant nos dirigeants ne nous parlent que des 7.6 milliards de recette et occultent les 12/14 milliards des déficits du secteur public ! Pourtant payés par le budget, donc par les contribuables…..

Cette mini réforme ne concerne que le privé : plus de cotisations, d’impôts…
Et surtout les contribuables qui prennent à leur charge le public.

Le passage à un régime unique pour tous les Français, est la condition indispensable d’un retour à l’équilibre pour un système qui est plombé par les privilèges des uns aux détriments des autres.



En conclusion cette "Non réforme" est-elle "Responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle" ?

15 commentaires:

Magali a dit…

Un premier ministre courageux, Michel Rocard, m'avait prévenue : Pas de retraite pour notre génération "Baby-boom". On y vient tout doucement car il manque toujours quelques 15 milliards pour équilibrer les retraites.
Une composantes importante, tous ces beaux calculs de nos "élus" prennent en compte une augmentation de l'activité économique ???
Finalement cette crise en mettant nos dirigeants "dos au mur" va peut être réveiller les consciences des familles de France qui viennent encore d'être dévalorisées ...
Pourquoi un tel acharnement sur les familles ?
0% de croissance c'est certain, 100% de décadence c'est fait !

Anonyme a dit…

La devise du jour :

Le mariage pour tous, la prison pour personne et une bonne retraite pour certain..

Anonyme a dit…

Pourquoi à nouveau monter le privé contre le public ?

Fonctionnaire a dit…

Vous oubliez un point important les primes touchées tout au long d'une carrière ne sont pas intégré au calculs de la retraite au final.

Lucide a dit…

Pas question de monter public contre privé, juste question d'égalité entre travailleurs valeur si chère soit disant à la gauche.
Force est de constater que nos politiques sont des laches et que le secteur public est intouchable et inréformable.
Il est beaucoup plus facile de taper sur le privé.

De toute façon ce n'est pas une réforme des retraite, une mini réformette et encore, le gouvernement ne sait que taxer et encore taxer.

Anonyme a dit…

fonctionnaire de 14.05

le mode de calcul est si avantageux pour vous que même sans les primes les retraites sont plus conséquentes
il doit bien y avoir une explication.......

Anonyme a dit…

D'accord, les primes ne font pas partie du calcul de la retraite du fonctionnaire.
Alors, la retraite est bien calculée sur les derniers six mois, c'est-à-dire avec la dernière promotion.
Admettons que ce calcul soit équivalent à celui du privé.

Mais, pendant 41 ans, ces primes n'ont supporté aucune cotisation pour le fonctionnaire et l'Administration.
Donc, pendant 41 ans, il reçoit un net supérieur au privé et l' Administration supporte moins de charges que l'Entreprise.

Où est la justice ????

Fonctionnaire 2 a dit…

encore heureux cher collègue fonctionnaire que les primes ne soient pas incluses dans le calcul de la retraite, de la prime de chaussure, à la sujétion en passant par la salissure, celle de présentéisme, celle pour expertise .......
Au delà du calcul, il y a les retraites "anticipées" pour pénibilité au W, 5 ans avant les autres, c'est quoi pénibilité ? faut en discuter avec les artisans maçon, les ouvriers agricoles et tous les travailleurs du privé.


Anonyme a dit…

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LE BILLET DE SAUVEGARDE RETRAITES
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Retraites : quatre mesures lâches pour retarder la réforme
Pour éviter de toucher aux avantages des fonctionnaires et de réformer le système, le gouvernement préconise quatre mesures. C'est bien simple, dans le privé, tout le monde est perdant ! Jugez-en vous-même :

Un défaut partiel de paiement, avec le report de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre. Ce type d'ajournement des dépenses est caractéristique des entreprises en faillite ! Pour mémoire, le régime de base des salariés du privé (Cnav) avait déjà eu recours au même expédient en reportant la revalorisation des pensions du 1er janvier au 1er avril. Cette fois, le décalage concerne aussi bien les retraites de base que les complémentaires. Le gouvernement en escompte une "économie" de 1,4 milliard d'euros, qui sera réalisée sur le dos des retraités...
Une baisse des revenus des retraités par le biais de la fiscalisation intégrale de la majoration de pension (10 %) dont bénéficient les retraités qui ont élevé trois enfants ou plus et qui sera désormais soumise à l'impôt sur le revenu. La mesure est d'autant plus absurde et injuste que les familles nombreuses contribuent plus que les autres au fonctionnement du sacro-saint système par répartition...
Une baisse des salaires, sous l'effet d'une augmentation de l'augmentation des cotisations. La nouvelle hausse, de 0,6 %, vient en effet s'ajouter à la précédente, décidée en 2012 et qui s'étale jusqu'en 2017. Comme dans un système "Madoff", les actifs sont de plus en plus pressurés pour financer les retraites, avec la promesse de profiter eux aussi du système quand viendra leur tour... mais sans aucune garantie. Les bernés, comptez-vous !
Plus de travail pour gagner moins : la durée de cotisation est allongée de 41 ans aujourd'hui jusqu'à 43 ans en 2035... ce qui n'a rien à voir, paraît-il, avec un allongement de la durée du travail ! Décote oblige, les Français devront pourtant travailler plus longtemps s'ils veulent partir avec une pension non diminuée.

Le pire c'est qu'en dépit de ces sacrifices, le compte n'y est pas. Les rentrées escomptées (7 milliards d'euros) ne couvriront que le tiers des 20 milliards de déficit en 2020 annoncés par le Conseil d'Orientation des retraites (encore ce chiffre a-t-il été sous-estimé par le COR pour répondre aux voeux des politiques).
Nous aurons donc droit à une nouvelle réforme des retraites d'ici peu de temps... ou bien le système fera faillite en entraînant dans son naufrage la masse des retraités.
La non-réforme des socialistes ne fait en somme que des perdants..., ou presque : les fonctionnaires, eux, conservent intouchés leurs privilèges, ce dont se félicitent leurs syndicats.
Bien cordialement

nicole grenet a dit…

bonjour

On oublie aussi les périodes de chômage chez les retraités du privé qui surviennent pendant les 25 années de calcul de la retraite .
Les trimestres comptent mais pas la rémunération de ce chômage.

Anonyme a dit…

"Retraites des ministres"

"Les ministres et secrétaires d’Etat peuvent toucher la totalité de leur indemnité de fonction durant les 6 mois suivants leur remplacement au gouvernement, si ceux-ci n’ont pas retrouvé d’emploi entre temps. Un secrétaire d’Etat touchera ainsi une indemnité chômage de 12 800 euros brut par mois, et un ministre touchera 13 900 euros brut par mois. Le Premier ministre pourra quant à lui bénéficier d’une indemnité chômage de 22 250 euros brut par mois durant 6 mois après son remplacement à Matignon."

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/retraites-des-ministres/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ObservatoireDesSubventions+%28Observatoire+des+subventions%29

On n'a pas tous la même valeur, parce que je le vaux bien, vous ne rentrerez pas chez nous par hasard !

FONCTIONNAIRE 3 a dit…

Bonjour,
Je n'ajouterai pas à ce débat les comités de gestion, les compensations de salaires dans les cas de longue maladie et les jours de carences =0, les mi-temps thérapeutiques, et effectivement les "promotions" en grade, échelle et échelons les dernières années de service.
Le seul bémol du calcul sur les 6 derniers mois, c'est, imaginons si je souhaite terminer les 2 dernières années de ma carrière, pour x raisons (garder mes petits enfants, raisons de santé ........) à temps partiel, après 35 ans de plein temps ?
En vous remerciant

nicole grenet a dit…

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=mVMhoaK7U7k#t=12

Une très bonne émission à suivre

Lionel B a dit…

Absolument Nicole !

http://www.youtube.com/watch?v=PoVyeGAxxXM&list=UUH8px8KpCoZ2svBwn50zt1g

Anonyme a dit…

merci Nicole et Lionel B, hé oui, a travail égal pas retraite égal :
"ces 2 femmes exercent le même métier" cherchez l'erreur :

http://www.youtube.com/watch?v=9nLZNyHcJlU