dimanche 4 août 2013

Et si l’on abolissait les nouveaux privilèges ?

A l'occasion de l'anniversaire de l'abolition des privilèges, Paul véglio nous fait une proposition
Et si l’on abolissait les nouveaux privilèges ?

"Ce dimanche 4 août sera le 223e anniversaire de l’abolition des privilèges.

Dans la nuit du 4 au 5 août 1789 et dans l’euphorie de ses nouveaux pouvoirs, l’Assemblée nationale décida, à l’initiative du duc d’Aiguillon, de supprimer les privilèges, déjà largement tombés en désuétude.

Puis-je alors suggérer à nos députés de profiter de l’euphorie du vote récent de la loi sur la transparence pour imiter leurs nobles devanciers en allant plus loin, afin de réduire la fracture qui les coupe du peuple ? Ils pourraient, par exemple, rogner un peu sur leurs propres privilèges et donner l’exemple (pour une fois) des efforts à faire afin, même symboliquement, de contribuer à la réduction de la dette (1.900 milliards, dont l’impôt sur le revenu ne suffit pas à payer les seuls intérêts). 

S’ils ne voient pas trop sur quoi au juste ils pourraient faire des économies, voici modestement quelques pistes qu’ils pourront creuser à loisir :

1) Leurs indemnités d’élus auxquelles s’ajoutent celles de leurs collaborateurs représentent 12 à 15.000 euros (10 fois le SMIC). Ils pourraient réduire ces dernières, d’autant que leurs « collaborateurs » sont souvent leurs épouses.

2) Renoncer aussi au cumul des mandats, même écrêtés à 8.200 euros, plus les indemnité venant de fonctions exercées dans une intercommunalité ou un syndicat mixte. Certains ont à leur actif 4 ou 5 mandats divers qu’ils ne peuvent sérieusement assumer. Au surplus, cela ferait de la place aux jeunes qui se lancent dans la politique et piétinent derrière de vieux routards blasés. Moyenne d’âge de l’actuelle législature : 54 ans et 6 mois, lorsque dans le privé on est considéré comme « senior » passé 40 ans. En parlant des cumulards, il faut rappeler que l’actuel président (qui n’aime pas les riches) « cumulait » jadis 30.000 euros de revenus mensuels divers. 

3) Les emprunts qu’ils contractent pour acquérir des biens sont à taux très réduits, sinon à taux zéro. Ils pourraient, comme tout citoyen lambda, faire l’effort de supporter les taux du marché, actuellement très bas du fait de la crise. Et puis ce serait un geste très « solidaire ».

4) Ils pourraient aussi payer leurs déplacements privés alors qu’ils ont droit à de nombreux titres de transport (train et avion) gratuits chaque année. Payer également leurs affranchissements qui servent surtout à envoyer des textes de propagande électorale à leurs électeurs, lesquels n’en ont cure.

5) Et pourquoi pas, geste aussi très « solidaire », décider d’ajouter un petit 10 % à leurs notes de cantine de l’Assemblée, réputée excellente et bon marché, pourboire qui serait destiné aux Restos du cœur.

Et pour les plus hardis : qu’ils profitent d’une séance publique du mercredi pour appeler leurs collègues à rejoindre celui ou ceux qui déposeront une proposition de loi en ce sens. Succès garanti ! S’ils sont désavoués par leurs formations, ils s’assureront à coup sûr la reconnaissance de leurs électeurs."

Paul Véglio

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Un site toujours actualisé avec des thèmes sociétaux intéressants qui nous en apprennent beaucoup.
Pas de vacances, cette année pour cause de finances. C'est toujours un plaisir de vous lire et d'apprendre.
Merci pour ces bons moments passés avec vous et votre bénévolat instructif.
L'automne est annoncé explosif,

"Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n'ai pas oublié..."

Anonyme a dit…

"Symptomatique, le cas de la mairie de Montreuil, la bourgade du 93 passée du rouge PC au vert écolo en 2008 a récemment défrayé la chronique : la majeure partie de la subvention municipale de 1,4million d’euros allouée au COS (comité des œuvres sociales) a été utilisée pour financer les vacances des cégétistes. En deux ans et demi, quatre représentants de la CGT et leurs familles ont voyagé aux frais du COS pour un montant de 153 024euros. A lui seul, un élu s’est offert une trentaine de voyages (Egypte, Maroc, Kenya, Crète, Québec, Thaïlande…). Montant de la facture : 44000 euros !"

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/vacances-de-reve-avec-les-ce-des-entreprises-publiques/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ObservatoireDesSubventions+%28Observatoire+des+subventions%29


Vous réviez de partir en vacances ? eux ils y sont. Ceux qui veulent et militent, soi disant, pour l'abolition des privilèges ????????

nicole grenet a dit…


Fiscalité | Sport
Yannick Noah et Guy Forget : Éloge de la fraude fiscale

Publié le 2/07/2012

Guy Forget et Yannick Noah ont brillamment plaidé la cause des pauvres riches. Des plaidoiries qui appellent plusieurs remarques.

Article publié en collaboration avec l'Aleps.

Des fraudeurs, des corrompus ? Pas du tout, des Français honnêtes, condamnés à fuir le pays qu’ils ont tant honoré par leurs exploits sur les courts de tennis. Entendus cette semaine par la Commission d’Enquête du Sénat, nos deux compères ont avancé des arguments imparables. Guy Forget a expliqué que la carrière d’un sportif de haut niveau est très courte ; il gagne beaucoup d’argent mais pendant très peu de temps. Yannick Noah paye maintenant ses impôts en France parce qu’il chante en France, où il perçoit 80 % de ses revenus, alors que dans le passé c’était sur les courts du monde entier qu’il gagnait son argent. L’un et l’autre sont arbitrairement poursuivis par le fisc français pour quelques centaines de millions d’euros.

Ces plaidoiries appellent plusieurs remarques :

1° Ces sportifs de haut niveau ont une faible culture économique : ils ne savent pas que la précaution la plus élémentaire quand on touche des gains qui sortent de l’ordinaire est de les placer, puis de vivre ensuite des revenus permanents du patrimoine ainsi constitué. Il est vrai que vivre de ses rentes est une sale habitude de bourgeois capitalistes.

2° Ils ont tout de même conscience qu’il existe des paradis fiscaux, et vivre en Suisse pour y préserver son argent n’a rien de choquant. Noah a d’ailleurs précisé qu’il ne conseille pas à son fils, actuellement basketteur aux États-Unis, de payer ses impôts en France. Voilà donc un authentique socialiste militant converti en ultra-libéral partisan de la concurrence fiscale.

3° Enfin, et c’est là l’essentiel, le matraquage fiscal des riches conduit aujourd’hui à distinguer les bons et les mauvais riches. La « richophobie », dénoncée par Jean Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin (À quoi servent les riches, Lattès éd.) doit épargner les footballeurs, tennismen, chanteurs, journalistes, politiciens et autres vedettes. Elle doit être réservée aux entrepreneurs et à tous ceux qui ont créé quelque bien être pour la communauté nationale. Ceux-là sont de pauvres riches, ceux-ci sont des riches scandaleux qui se réfugient dans les paradis fiscaux eux-mêmes scandaleux.

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Sur le web

Anonyme a dit…

SCANDALEUX :
"l’organisation d’un séminaire des managers opérationnels de la SNCF à Tanger en 2011 pour un montant total de 2,7 millions d’euros, soit 1430 euros par jour et par personne. »

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/27-millions-d-euros-pour-un-seminaire-sncf-a-tanger/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ObservatoireDesSubventions+%28Observatoire+des+subventions%29

MERCI RCS

Anonyme a dit…

Utopistes,vous êtes des utopistes!!!