jeudi 13 juin 2013

Emission spéciale des contribuables associés

Les contribuables qui quittent la France  
En direct avec Jean-Paul Gourévitch

Jeudi 13 juin, sur le site www.contribuables.org



Le jeudi 13 juin 2013, les Contribuables Associés vous permettent de poser vos questions en temps réel à Jean Paul Gourevitch expert international en ressources humaines, spécialiste des migrations.

Le débat sur les coûts de l'immigration auquel Contribuables Associés a largement contribué, a occulté le débat sur le coût de l'émigration, qui est tout aussi pénalisant pour la France.
L'exil fiscal dont les médias font leur miel est une réalité indiscutable mais son coût pèse moins pour la France que la fuite des entrepreneurs et des salariés.

En effet, plus de 5000 chefs d'entreprise et cadres supérieurs auraient fui en 2012 l’enfer fiscal français.

Parmi les arguments qui poussent les Français à partir, on retrouve le manque de perspectives d’avenir, le poids des taxes et un climat psychologique et social défavorable aux créateurs de richesse.
Jean-Paul Gourévitch s'entretiendra avec vous de "ces contribuables qui quittent la France".



De 18h à 18h30, vous pourrez poser vos questions
- par téléphone au 01.42.21.16.24
- par mail à l'adresse contact@contribuables.org
- sur la page Facebook : www.facebook.com/contribuables.associes
- sur Twitter : @contribuables


Et si vous n’êtes pas disponible, envoyez d’ores et déjà vos questions à contact@contribuables.org
vous pourrez retrouver l’émission et les émissions précédentes sur leur site en cliquant ici.

4 commentaires:

L'Amiral Pédalo a dit…

15 politiques auraient des comptes non déclarés en Suisse !

dont des ministres de l'actuelle et de la précédente majorité" auraient ouvert des comptes non déclarés en Suisse

L’ex-associé gérant de la banque suisse Reyl Private Office de 2006 à 2010, un établissement qui a abrité le compte suisse de Jérôme Cahuzac, aurait fait des révélations surprenantes lors de son audition mercredi devant la commission d'enquête au Sénat sur le rôle des banques dans l'évasion des actifs financiers.

Selon le site internet du magazine Challenges, Pierre Condamin-Gerbier affirme être intervenu pour Reyl sur les dossiers d’une quinzaine de personnalités politiques ou proches de partis politiques ayant des comptes non déclarés en Suisse.

Le magazine Challenges rapporte les propos de Pierre Condamin-Berbier lors de son audition: «Je n’ai pas fourni de noms de fraudeurs aux enquêteurs pour des raisons de sécurité. Mais mes documents et mes notes sont consignés auprès d’une partie tierce et ils seront dévoilés quand mon environnement sera plus sûr. Il y a eu des menaces écrites et orales sur mon intégrité physique ainsi que celle de ma famille.» Pierre Condamin-Gerbier évoque une quinzaine de personnalités politiques impliqués dans une fraude fiscale en Suisse «dont des ministres de la précédente et de l’actuelle majorité».

Ces déclarations feraient l'effet d'une véritable bombe si l'homme d'affaires dit la vérité et si les noms de ces personnalités sont dévoilés au grand public. Pierre Condamin-Gerbier doit être entendu de nouveau jeudi matin, à huit clos, par le député Yann Galut, rapporteur du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale. Son témoignage intéresse d’autant plus les parlementaires que Condamin-Gerbier, installé à Lausanne, au bord du lac Léman, a été responsable de l’UMP en Suisse, notamment pendant la campagne électorale de 2007.

Bob Morane contre tout chacal a dit…

Petite réflexion sur le principal mal Français avec en perspective une vision sur l'avenir.

Partie 1:

Hors de Paris point de salut pour l'élite.

Jusque dans les années 1990, l'élite, tout droit sortie des grandes écoles, faisait ce que l'on attendait d'elle. Depuis, quelque chose a monstrueusement mal tourné pour cette petite caste qui n'a d'autre horizon que le centre de Paris.

Maurice Thorez, le staliniste français, passa la Seconde Guerre mondiale à Moscou, où il se faisait appeler "Ivanov".

A la Libération, il rentra en France et devint membre du gouvernement.
Après la démission de Charles de Gaulle en 1946, Thorez reprit à son compte un des projets fétiches du général : la création d'un établissement chargé de former les hauts fonctionnaires de la nouvelle république, l'Ecole nationale d'administration (ENA).

Thorez devait se dire que cette caste constituerait "l'avant-garde du prolétariat" dont Lénine avait tant parlé.
Depuis, l'ENA a produit pléthore de membres de l'élite politique et financière du pays, dont le président François Hollande.

La France n'a jamais ménagé ses élites, un passe-temps qui remonte à la Révolution, mais les énarques et leurs camarades ont rarement été aussi impopulaires.

En l'espace d'un an d'exercice, les gouvernements tant de droite que de gauche sont devenus des objets de mépris.

Le chômage a atteint un niveau record.

Les scandales liés à l'élite se multiplient (un des derniers en date concerne le ministre du Budget Jérôme Cahuzac et ses comptes en Suisse et ailleurs) chaque semaine un nouveau scandale apparait, aujourd'hui on apprend que 15 ministres en exercice ou ex ministres détiendraient des comptes en Suisse non déclarés.

Quelque chose a monstrueusement mal tourné pour la caste de Thorez.

Une caste incestueuse

Les élites françaises se définissent par leur intelligence. Elles sont principalement recrutées dans deux écoles au processus de sélection rigide : l'ENA et l'Ecole polytechnique (que l'on appelle communément "l'X").

"Nulle part ailleurs dans le monde, les carrières professionnelles – et le destin de toute une nation – ne sont à ce point tributaires des écoles que l'on fait", écrit Peter Gumbel [ancien grand reporter au Time Magazine et enseignant à l'IEP de Paris]dans son dernier livre : France's Got Talent (Elite Academy- Enquête sur la France malade de ses Grandes Ecoles, éd. Denöel, mai2013). C'est pourquoi, même âgés, certains membres de l'élite se présentent en tant qu'"ancien élève de l'X".

Ils ne sont que 80 étudiants à sortir chaque année diplômés de l'ENA, et 400 de Polytechnique.

Ils se voient alors confier des postes très élevés.

Pendant des années, ils ont fait ce que l'on attendait d'eux.
De 1946 à 1973, la France a vécu ses Trente Glorieuses*, (presque) trente ans de réussite économique. En 1990, ils avaient encore de quoi se vanter.
Ils avaient créé le premier proto-Internet, le Minitel, mis en place les trains les plus rapides d'Europe, cocréé l'avion de ligne le plus rapide du monde – le Concorde –, contraint l'Allemagne à accoucher de l'euro (qui, aux yeux des élites françaises, était censé annoncer le début de l'unité européenne, plutôt que sa fin), affirmé l'indépendance militaire du pays – que beaucoup prenaient encore au sérieux – et continuaient de croire qu'ils parlaient une langue internationale.

Les intellectuels au pouvoir, c'était apparemment une solution qui fonctionnait.

Bob Morane contre tout chacal a dit…

Suite partie 2:

Depuis, tout est allé de travers.

Dans les années 1960, le sociologue Pierre Bourdieu dénonçait déjà les défauts de l'élite : la classe dirigeante prétendait être une méritocratie ouverte aux gens brillants quelle que soit leur origine, mais, en réalité, elle s'était muée en caste incestueuse.

Ces gens trahiraient leur pays plutôt que leurs amis

C'est la plus petite élite à gouverner un grand pays. Elle vit dans quelques arrondissements chics de Paris. Ses enfants vont tous dans les mêmes écoles, dès l'âge de trois ans. Quand ils atteignent le début de l'âge adulte, les futurs responsables de la France se connaissent tous. Anciens camarades de classe, ils deviennent des "camarades de caste", expliquent les sociologues Monique Pinçon-Charlot et son époux Michel Pinçon.

Aux Etats-Unis, jamais un PDG et un romancier ne se rencontreront. En France, les élites politiques, entrepreneuriales et culturelles ont pour ainsi dire fusionné. Ils se retrouvent au petit déjeuner, au vernissage d'une exposition, pour dîner. Ils nouent des liens d'amitié, voire se marient. Ils se donnent des tuyaux pour le travail, couvrent les transgressions les uns des autres, se confondent en critiques dithyrambiques pour le dernier ouvrage de l'autre. (Comparez l'euphorie que suscite la publication d'un livre de Bernard-Henri Lévy en France à l'accueil qu'on lui réserve à l'étranger !)


Les élites sont la seule classe française à faire preuve de solidarité interne, poursuit Pinçon-Charlot. Elles sont liées par des secrets communs. Par exemple, beaucoup de leurs membres étaient au courant des curieuses pratiques de Dominique Strauss-Kahn dans la chambre à coucher, mais les mêmes étaient prêts à le laisser se présenter à la présidence plutôt que d'en informer la valetaille au-delà du périf. Pour paraphraser l'auteur anglais E.M. Forster, ces gens trahiraient leur pays plutôt que leurs amis. Ils justifient les faveurs qu'ils s'accordent au nom de l'amitié. En fait (comme l'ont souligné le journaliste Serge Halimi et d'autres), c'est de la corruption.

Les élites françaises n'ont pas été formées pour réussir dans le monde

Une caste aussi réduite, issue des mêmes écoles, souffre immanquablement d'un autre travers, tout aussi dangereux : la pensée de groupe. Et il est rare que ses membres croisent des sous-fifres qui oseront avancer des avis divergents. "En France, un haut responsable sorti d'une grande école n'est jamais informé par la base. Il est seul." "Ces gens-là apprécieraient d'être informés, ils aimeraient travailler en équipe", ajoute Pinçon-Charlot. "Ils ne veulent pas être seuls, mais le système les propulse au pouvoir, si bien que nous pouvons reprocher nos difficultés à nos élites."

La mondialisation aussi a eu un impact. Les élites françaises n'ont pas été formées pour réussir dans le monde, mais dans le centre de Paris. François Hollande, qui a fait trois grandes écoles, découvre aujourd'hui la planète en tant que président. Il s'est rendu pour la première fois en Chine lors de sa visite officielle en avril. Ces temps-ci, beaucoup de Français réussissent à Londres, New York ou dans la Silicon Valley, mais, en règle générale, ils n'ont pas de contact avec l'élite du pays.

Cette dernière ne va pas disparaître d'elle-même. Du reste, une menace bien pire se profile : l'élection, en 2017, de la première présidente authentiquement antiélite, Marine Le Pen


Anonyme a dit…

Trop content je viens enfin de comprendre la feuille de route du premier ministre : Neutraliser Sarkozy, neutraliser Sarkozy..

Et nous alors ! avant c'était la faute à sarkozy, maintenant c'est la faute à l'héritage de sarkozy et en 2017 ce sera quoi "désolé mais c'est la faute à sarkozy parce comme on s'occupé de sa non candidature on à rien fait" Bordel vous êtes aux manettes point barre