lundi 6 mai 2013

Impôts : Techniques des petits et des gros fraudeurs par RCS

A force de les assommer d’impôts, on prend le risque que certains Français soient de plus en plus tentés par la triche. 
Voici un dossier réalisé par Capital.fr sur leurs ruses… et les armes des limiers de Bercy pour les pincer.

"Les tricheurs en tout genre feraient bien de se préparer à vivre l’enfer. Désormais, les particuliers qui refusent de déclarer l’origine des sommes qu’ils placent à l’étranger se verront ponctionner 60% de leurs avoirs, ceux qui encaissent des virements supérieurs à 200 000 euros devront justifier de la provenance de l’argent, et l’administration disposera d’un arsenal juridique de premier ordre pour les débusquer. 

«A partir de maintenant, c’est la tolérance zéro», confirme un incorruptible de Bercy.

Eh bien, ils ont du pain sur la planche, les gendarmes du prélèvement ! 

Même si – il faut le dire haut et fort – la majorité des contribuables continue de payer honnêtement ses impôts, ceux qui bidouillent leur facture sont de plus en plus nombreux, l’administration fiscale elle-même le reconnaît. Et il faut se lever tôt pour les suivre à la trace. Entre les mesquins qui encaissent des loyers au noir (lire page 100), les rusés qui aménagent en douce leur grenier, les gagne-petit qui passent leurs dîners personnels en notes de frais et les super-riches qui cachent leurs millions à Singapour (lire page 104), le peuple des tricheurs fait preuve d’une imagination sans limite. 
Coincés par les déclarations pré ­remplies, les simples salariés ont plutôt du mal à jouer dans cette cour-là. Mais les cadres dirigeants, les commerçants, les agriculteurs et les professions libérales s’y laissent aller plus souvent qu’à leur tour. 

D’après les inspecteurs des impôts que nous avons rencontrés, le taux de fraude s’élèverait à 25% chez les boulangers et les restaurateurs, à 35% chez les antiquaires et même à 50% chez les taxis et certains chirurgiens esthétiques !

Combien ce phénomène à grande échelle coûte-t-il au juste à la nation ?

Impossible de le dire, assure l’administration. 

La Commission européenne fait moins de chichis : ses experts évaluent à 45 milliards d’euros par an les impayés fiscaux dans l’Hexagone. 
Le syndicat Solidaires Finances publiques (ex-Snui), qui regroupe des milliers de fonctionnaires du ministère, estime, quant à lui, que les fraudeurs privent l’Etat d’environ 20% de ses recettes, soit 60 à 80 milliards d’euros par an. 

C’est l’équivalent du produit de l’impôt sur le revenu et de l’ISF

Ou, si l’on préfère, du budget des ministères de l’Education nationale, de la Défense et de la Justice réunis. Terrifiant."

1 commentaire:

ainsi parlait zarathoustra a dit…

Je dois surement ètre un pauvre imbécile, je suis simple salarié, j'ai comme la plupart des gens désormais, du mal parfois à boucler mes fins de mois, je ne suis que locataire et je paie mon impot sur le revenu en étant mensualisé histoire de lisser la "douloureuse".
A coté de ça, je lis que le fils Fabius vient de s'acheter dans le plus beau quartier de Paris un appartement de plusieurs centaines de m2 pour 7 millions d'euros et que ce rejeton de la gauche caviar lui ne paie aucun impot sur le revenu.
Après ça comment s'étonner si la révolte gronde et la colère monte.