jeudi 18 avril 2013

Revenus et allocations par Frédéric Subirana


A l'heure ou nos chers parlementaires débattent sur comment prendre ce qui reste à prendre, une idée tourne sur la modification des termes d'attribution des allocations familiales.

Alors chiche allons jusqu'au bout, intégrons toutes les prestations sociales ( et les indemnités d'élus ) dans les revenus !!

Beaucoup d'avantages à attendre ( liste non exhaustive ):



- augmenter le nombre de foyer imposable
- lutter plus efficacement contre les "professionnels " gagnant plus à rester chez eux qu'à chercher un travail
- rendre plus transparente que la publication du patrimoine  la lecture des "ressources de nos élus"

 Avec bien sur quelques inconvénients dont le premier .. l'impopularité parmi ceux qui considèrent que l’égoïste c'est celui qui ne pense pas à eux ..

Plus sérieusement :

Un petit rappel est nécessaire me semble-t-il.

Une prestation sociale, appelée aussi transferts sociaux, est un versement d'argent ou en nature à des individus ou à des familles par un organisme public pour couvrir des dépenses que la collectivité « considère correspondre à des objectifs sociaux : santé, famille, chômage, invalidité... ». Les prestations sociales sont liées à la protection sociale.

Parmi ses prestations sociales, les allocations familiales qui sont distribuées par les Caisses d'allocations familiales et les Caisses de Mutualité sociale agricole aux personnes physiques qui assument la charge effective et permanente d'au moins deux enfants de moins de 20 ans. Ces prestations sont versées sans conditions de revenus, et sont pour toutes les familles du même montant, quels que soient les revenus. Les familles avec enfant bénéficient également, sous certaines conditions, d'un abattement sur l'impôt sur le revenu et/ou d'une majoration de la prime pour l'emploi.

Ces allocations familiales ont vu le jour en 1916,  date à laquelle Emile Romanet, ingénieur, décide d'accorder au personnel de l'usine JOYA (Grenoble) les premières allocations familiales.

A la sortie de la grande guerre et de son cortège de veuves, ému par la condition des femmes, souvent mères de famille, Emile Marcesche convainc les patrons morbihannais de créer une caisse de compensation : c'est la première caisse d'allocations familiales de France.

En avril 1918, le syndicat patronal des constructeurs, mécaniciens, chaudronniers et fondeurs de l'Isère crée une caisse d'allocations familiales (appelée aussi caisse de compensation). Ce système se développera dans d'autres régions et l'on comptera au début des années 1930 plus de 200 caisses de compensation.

Le 27 octobre 1918, Emile Romanet déclare devant une assemblée de l'Union fraternelle du commerce et de l'industrie de Lyon que "pour éviter que, dans une industrie, le patron ne soit influencé dans le choix de ses ouvriers par la perspective de ses charges de famille, jugées excessives pour lui, le Syndicat des constructeurs (de Grenoble) décide de prendre à sa charge le paiement de la totalité des allocations familiales. Une caisse spéciale est ainsi établie ; elle est alimentée par les industriels au prorata du nombre d'ouvriers qu'ils occupent.

Elle portera alors le nom de caisse de compensation des indemnités et allocations de famille.

C'est le 11 mars 1932, que la loi Landry généralise les allocations familiales pour tous les salariés de l'industrie et du commerce, l'adhésion des employeurs à une caisse de compensation devenant obligatoire.

 Universalité

 Par ce système c’est l’enfant qui ouvre droit à des allocations, qui ne sont pas un revenu complémentaire mais une compensation de charge. indépendamment du statut et de la situation de ses parents. D’où le terme d'universalité....

 Quelle sera la décision de celui qui déclarait pendant la campagne  2012 "Je reste très attaché à l’universalité des allocations familiales qui sont aussi un moyen d’élargir la reconnaissance nationale à toute la diversité des formes familiales. Elles ne seront donc pas soumises à conditions de ressources." François Hollande



5 commentaires:

Anonyme a dit…

Intégrer toutes les prestations sociales dans le calculs des revenus ce n'est pas si absurde que cela. Pour avoir assisté en tribunal de police à la déclaration de revenu j'ai été surpris qu'au final des personnes indiquant ne pas avoir de revenus se retrouve après analyse à des "rentrées" d'argent légales largement au dessus du smic et ce sans impôts à la clef

Anonyme a dit…

Dans la logique du socialisme à la Française ( contrairement à la sociale démocratie ) il est impératif de rendre dépendant de l'état et donc des aides un maximum de personnes, les spiripontains savent de quoi je parle. Et par conséquence les personnes ne prenant pas de mutuelle parce que trop payé pour avoir droit à la CMU, mais pas assez pour avoir les moyens d'en prendre une seront de plus en plus nombreuses. Tout comme ceux qui ne peuvent pas envoyer en vacances leurs enfants mais qui cotisent pour ceux des autres, la couche moyenne paye pour les autres ( haut et bas ) mais en plus de bénéficie pas des aides auxquels elle participe.

Anonyme a dit…

La Sociale Liste :
- augmentation des impôts
- augmentation des frais de succession
- des travailleurs de plus en plus pauvres
- des retraites diminuéés
- des entrepreneurs insultés, des citoyens aussi
- chômage a son plus haut niveau
- DSK, Guérini, Cahuzac

On nous a envoyé du rêve et c'est un cauchemard:

"Le pouvoir d’achat des salariés qui devait être maintenu a été immédiatement diminué par la suppression de la déductibilité de l’impôt sur le revenu des heures supplémentaires. Les impôts nouveaux qui devaient toucher uniquement les "riches", frappent gravement les classes moyennes. L’augmentation de la TVA, voulue par Sarkozy, était violemment condamnée, et Hollande élu, décide d’y revenir.

Alors qu’il niait la question de la "compétitivité" des entreprises pour se faire élire, il en découvre la réalité une fois élu… Et alors qu’il refusait la baisse des charges pour les entreprises, il en fait subitement une de ses priorités.

Sur les retraites, Hollande avait fait campagne, sur le retour assez large aux 60 ans et la condamnation de la réforme de Sarkozy. Elu, il fait un retour minimal aux 60 ans et envisage une aggravation et une accélération de la réforme de Sarkozy, avec, semble-t-il, les 62 ans en 2015 (au lieu de 2017) et une augmentation des cotisations.

Et on pourrait trouver d’autres exemples d’affirmations mensongères destinées à tromper le plus longtemps possible, comme sur la croissance 2013 qu’il annonçait il y a peu encore à 0.8%, avant de la diviser par plus de 2, ou l’assurance avec laquelle il continuait à proclamer, seul avec Ayrault, il y a encore un mois, qu’il tiendrait les 3% de déficit avant d’avouer que ce serait impossible…(et sans doute même pas en 2014 !)

Finalement, la perte de popularité et de crédibilité de François Hollande, n’est que la conséquence logique et à tout prendre, morale, de 10 mois d’hésitations, de reniements et de mensonges.

Les Français ne le croient plus, ne lui font plus confiance et la perte de confiance ne se rattrape pas facilement.

Pour François Hollande les années à venir seront sans doute très difficiles…Pour les Français aussi, malheureusement."

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/794865-impopularite-de-hollande-comment-la-confiance-a-ete-rompue-avec-les-francais.html

L'Amiral Pédalo a dit…

Le problème de Hollande: les Français ont voté contre Sarkozy pas pour lui.
Ce vote marquait un rejet de Sarkozy mais en aucun une adhésion pour Hollande.

On s'aperçoit à l'usage qu'il n'a absolument pas la carrure ni la stature d'un président de la république, quant aux compétences, sa 1ère année de gouvernance suffit hélas pour voir les dégâts occasionnés.






la crise pour les nuls a dit…

Marcel est propriétaire d'un bistrot.
Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcolos qui n'ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA. Il imagine alors un plan marketing génial : "Picole aujourd'hui, paie plus tard". Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.
Chiffre d'affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale.
Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement.Les clients de Marcel s'endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.
Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie. Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.
Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS. Les Picolobligations sont alors "titrisées" (converties en paquets de titres négociables) afin d'être vendues sur le marché à terme.
Confiants à l'égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme "obligations AAA", ne sont en fait que les créances bidons d'alcolos feignasses. Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.
Un beau matin, un "risk manager" oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu'il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.
Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, ... bernique ! La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.
Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%. La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque. Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d'électeurs ("too big to fail" qu'on dit)
La banque est donc renflouée par l'Etat. Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent
pas, qui n'ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel...
Facile à comprendre, non ?
Vous comprenez mieux maintenant pourquoi nous sommes tous dans la merde.