jeudi 11 avril 2013

Des élus aux revenus pas trés réglo par Nicole Grenet


Les revenus de certains élus sont-ils toujours " Réglo " ?

On peut en douter à la lecture de l'article de capital ci-dessous :



" L’interdiction du cumuler un mandat parlementaire avec une fonction locale entrera en vigueur en 2017. D’ici là, le gouvernement pourrait faire le ménage dans ses collectivités, et en particulier dans les syndicats interdépartementaux au sein desquels certains élus se versent des indemnités non prévues par les textes.


Bien sûr, la paie est maigre. Mais pour trois à quatre réunions par an, c’est tout de même bien rétribué. Dans le millefeuille des mandats électoraux et indemnités afférentes, voici la couche syndicat interdépartemental. Capital l’a découvert, ces organismes chargés de gérer les eaux, les déchets et les équipements sportifs permettent aux conseillers généraux d’arrondir leurs fins de mois.

 Seul problème : ils n’ont pas le droit de percevoir le moindre sou.

C’est un arrêt du Conseil d’Etat, saisi en 1997 par le préfet d’Ille-et-Vilaine, qui l’écrit : «Aucun texte ne donne au conseil d’administration d’une institution interdépartementale le pouvoir d’accorder à ses membres des indemnités à raison de leur présence à des réunions», tranche-t-il. 

Or c’est toujours la règle. Ce que les élus semblent ignorer. «Merci de me le signaler, je vais me renseigner», nous a répondu le maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet (père de la ministre), qui reçoit quelques piécettes.
Ainsi touche-t-il 792 euros net par mois, comme quatorze autres conseillers, pour siéger au Siaap (assainissement à Paris) et 736 euros à l’EPTB Seine Grands Lacs, qui contrôle les barrages régulant le débit du fleuve. 

Les présidents de ces deux organismes perçoivent à peu près le double : 1 422 euros pour le président du Siaap, Maurice Ouzoulias, un conseiller général PC du Val-de-Marne, 1 840 euros pour le président de l’EPTB, Frédéric Molossi, élu PS de Seine-Saint-Denis. Parmi ces travailleurs de l’ombre, on trouve aussi des adjoints au maire de Paris, comme Jean-Yves Mano. Ce dernier a droit à 654 eu­ros comme président du SIPS Paris & Hauts-de-Seine, un obscur syndicat en charge d’une piscine et de courts de tennis. La conseillère de Paris Léa Filoche ­reçoit, elle, 504 euros mensuels comme présidente du SIPS Paris & Seine-Saint-Denis, qui gère des terrains de foot à Bobigny. Et son vice-président, le député PS de Seine-Saint-Denis Mathieu Hanotin, 252 euros. On attend avec impatience leur rapport annuel."

Etienne Gingembre
© Capital

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Il serait bon qu'une association telle que RCS nous dresse la carte des structures intercommunales locales et des indemnités versées à leurs présidents et vice présidents

Anonyme a dit…

La seule leçon tirer dans le déballage du patrimoine qu'ils veulent bien nous annoncer c'est bien qu'ils aient des indemnités, des mandats, des revenus qui culmine jusqu'à 15 fois le smic ils n'ont pas grand chose, seraient ils de mauvais gestionnaires trop dépensiers.

A si il y a une seconde leçon ce n'est pas très écolos mais c'est tendance la vieille voiture pourrie et polluante ?

Anonyme a dit…

De mieux en mieux http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/12/le-chirurgien-cahuzac-etait-declare-generaliste_3158727_823448.html#xtor=EPR-32280273-[emailing_lesplus]-20130301-[partages]?IdTis=XTC-FUFQ-FL4K9P-DD-DMWUTW-FWC8