mercredi 20 mars 2013

Nous n'avons peut être pas tout vu par Nicole Grenet



 Après la Cour des comptes, c'est au tour de l'OCDE de fournir à François Hollande ses pistes pour réformer la France. 



Dans un rapport publié mardi, l'institution liste une série de mesures visant à réduire le déficit public, faire baisser le chômage et améliorer la compétitivité de l'économie tricolore. 

Voici les plus percutantes :

> Supprimer les départements
Pour les experts de l'OCDE, abolir la centaine de départements Français permettrait de réaliser de substantielles économies d'échelle. Cette mesure devrait s'accompagner d'une fusion des plus petites municipalités, sur les 36.700 recensées. L'idée d'une suppression des départements n'est pas nouvelle : elle avait, par exemple, été évoquée par une commission dirigée par Jacques Attali en 2008.

> Réduire les avantages fiscaux des retraités
En France, les dépenses liées aux pensions de retraite représentent 12,82% du PIB. Soit le ratio le plus élevé des pays de l'OCDE, après l'Italie (15,45%). Pour faire baisser ce niveau, les auteurs de l'étude proposent donc d'aligner le taux de Contribution additionnelle de solidarité (CSG) des retraités sur celui des actifs. Actuellement, les pensions supportent seulement 6,6% de CSG, contre 7,5% pour les revenus d'activité des salariés. L'institution suggère aussi de s'attaquer aux régimes spéciaux dont bénéficient certaines catégories de salariés du secteur public, qui rendent le système "opaque et probablement inéquitable".

Lire aussi : Les avantages fiscaux dont bénéficient les retraités sur la sellette 
 
> S'attaquer aux niches fiscales sur les produits d'épargne
L'alignement de la fiscalité des revenus du capital avec celle du travail, chère à François Hollande, ne trouve pas grâce aux yeux de l'OCDE. Elle entraîne en effet une forte hausse du taux marginal d'imposition des plus hauts revenus. Les experts préfèreraient que le gouvernement harmonise la fiscalité du capital en s'attaquant aux multiples niches fiscales, qui favorisent certains placements plutôt que d'autres (assurance vie, PEA, Livret A...).

Lire aussi : Les niches fiscales auxquelles pourrait s'attaquer le gouvernement 
 
> Rationaliser les dépenses de santé 
L'OCDE pense qu'il est possible de réduire de 1,3 point de PIB les dépenses de santé, sans que la qualité des soins soit affectée. Pour ce faire, il est proposé notamment d'aligner les tarifs des hôpitaux sur ceux des cliniques privées. Autre piste : diminuer le niveau de remboursement des produits dont l'efficacité thérapeutique est limitée, afin de lutter contre la surconsommation de médicaments.

> Fusionner le RSA activité et la prime pour l'emploi
Le volet "activité" du Revenu de solidarité active (RSA) présente de nombreuses similarités avec la prime pour l'emploi. Ces dispositifs bénéficient en effet tous les deux à des travailleurs à faibles revenus. L'OCDE propose en conséquence de les fusionner. Reste à savoir si cet appel sera entendu par le Premier ministre, qui a promis une réforme du RSA activité au printemps.

© Capital.fr

4 commentaires:

Anonyme a dit…

pas vraiment populaire ces mesures, comme toutes les autres pour redresser le pays :
-fonctionnaires
-35h
-retraite RATP ...
Tout le monde est d'accord pour le reconnaître. On sait que nos élus veulent être ré-élu.
Quel élu national, départemental, municipal est prêt à ne s'engager que pour 1 seul et unique mandat afin d'orienter les décisions sans arrière pensée électoraliste ?

Anonyme a dit…

quelques élus de notre municipalité anonyme de 22:14 avaient dit qu'ils ne s'engageraient qu'un mandat pour redresser cette ville, soit qu'on pouvait leur faire confiance pour prendre des décisions non réélectoraliste jusqu'à 2014
On verra cela d'içi quelques mois

Anonyme a dit…

Anonyme de 23:14, lorsque l'on goute au pouvoir peut on y renoncer ? A la vue de l'état de la ville vivement 2014 !!

L'Amiral Pédalo a dit…

Ce qui préoccupe les Français c'est prioritairement l'insécurité, d'abord l'insécurité sociale au sens général du terme puisque quand on regarde y compris ceux qui ont un emploi ont peur de le perdre, la peur du déclassement des classes moyennes, ceux qui sont au chomage qui n'ont pratiquement aucun espoir de retrouver un emploi.

Ce qui compte c'est la feuille de paie, ce qui rentre à la fin du mois, ce qui a en bas à droite.

Je pense fondamentalement que François Hollande est totalement inapte pour l'emploi qu'il occupe de président de la république.
Il n'a pas les qualités personnelles pour décider dans la tempète que nous affrontons.
Il semble incapable d'agir et de réagir, de décider, il subit, il est mou du genou mais il a aussi dans l'équipe gouvernementale qu'il a composé de sacrés "flutistes" quand vous écoutez Michel Sapin ministre du travail, de l'emploi et de la formtion professionelle, le roi des flutistes réciter comme un leitmotiv des phrases bidons et creuses telles que:

"c'est plus facile quand la croissance et forte que quand la croissance est faible"

ou encore

" c'est difficile de convaincre les entreprises d'embaucher des jeune sans qualification"

avoir fait l'ENA pour raconter de telles galéjades, chapeau Mr Sapin.