vendredi 15 février 2013

Ne pas lâcher Laffer par frédéric Subirana

En comptabilité nationale, la notion de déficit budgétaire s'utilise lorsque les recettes de l’État sont inférieures à ses dépenses, et donc son solde budgétaire est négatif. 




 Pour équilibrer les comptes il n’existe pas 40 000 solutions : l' emprunt, il déplace le problème dans le temps,par la confiance des créancier, en puisant dans les réserves à partir des excédents budgétaires réalisés les années antérieurs, par une réduction des dépenses publiques, par des hausses des impôts, jusqu’au point de rupture, ou par des baisses d’impôts, oui des baisses...

 Comme l’indique la cour des comptes dans son rapport 2013, le gouvernement dans son effort structurel, ou plutôt dans l’effort qu’il impose aux contribuables, ne fait pas vraiment le choix de s’attaquer aux dépenses ( 6 M€ ) mais préfère augmenter les recettes ( 32 M€ ).

Dans ce même rapport, la cour des comptes estimant que la crise doit continuer, place en priorité absolue :des efforts accrus d’économies sur les dépenses de toutes les administrations publiques.

Pour si résoudre en cessant d’agiter l’éternel « Moins de santé ? Moins de sécurité ? Moins d’éducation ? « qui clos le débat, alors que les administrations publiques ne sont pas faites que d’Hopitaux, de commissariat ni d’écoles, mais de plein d’autres choses plus ou moins utiles, il sera peut être bon de s’intéresser à Laffer.

Dans les années 70, un économiste Arthur Laffer s’est penché sur ce qu’il appellera « l’allergie fiscal ».
Il symbolisa « le trop d’impôt tue l’impôt » ou « le taux mange l’assiette » provenant de l’idée que la mise en place d’impôts exagérés détruit la base sur laquelle il porte par une courbe qui porte son nom.

T : Recettes fiscales
 t : taux d’imposition

La courbe de Laffer est simple à comprendre, et elle montre qu'il n'est pas fiscalement rentable de dépasser un certain taux de prélèvement (situé selon les études entre 50 et 80 % du PIB).
Elle illustre l'idée selon laquelle à partir de t* l'effet dé-incitatif sur l'offre de travail l'emporte sur les recettes attendues.

Deux effets contradictoires entrent en jeu : un effet de substitution qui incite un agent à diminuer son temps de travail (occuper son temps à autre chose, travail au noir, voir à émigrer), et un effet de revenu qui incite les agents à travailler plus afin de retrouver le niveau de salaire dont ils disposaient avant l'augmentation des impôts.

L’ensemble des études menées ont montré qu’à chaque fois pour des taux d'imposition « élevés » l'effet de substitution l'emporte sur l'effet de revenu.

A méditer..

2 commentaires:

Anonyme a dit…

pour les dépenses publiques, c'est in the baba !

"Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013"
"Telle a été la réaction du Premier ministre Jean-Marc Ayrault suite aux dernières déclarations de la Cour des Comptes mettant fortement en doute la capacité du gouvernement à tenir ses objectifs budgétaires (ie réduire le déficit public à 3 % du PIB). Rappelons que le gouvernement avait construit le budget 2013 sur des prévisions de croissance économiques loufoques, remises en causes par tous les économistes.

La réalité les rattrape, la croissance ne sera pas au rendez-vous, les recettes fiscales seront moindre que prévues, les dépenses ne diminueront pas assez (aucune économie concrète encore validée) et le déficit continuera à augmenter…"

http://www.lecri.fr/2013/02/15/nous-ne-serons-pas-exactement-je-pense-aux-3-en-2013/38894

merci MONSIEUR SUBIRANA, merci RCS

Anonyme a dit…

Et pour le cumul de mandat c'est in the pocket :

"Avant même l'élaboration de la réforme, le gouvernement reporte à la fin du quinquennat son entrée en vigueur, ce qui provoque la cacophonie au PS.
Par AFP

Avant même l'élaboration de la réforme, le gouvernement reporte à la fin du quinquennat l’entrée en vigueur de l’interdiction du cumul des mandats pour les parlementaires, une annonce qui a aussitôt suscité l’hostilité du patron du PS, Harlem Désir.

Si elle se confirmait, cette décision rendue publique par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls constituerait un revirement par rapport à l’engagement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui avait promis la fin du cumul des mandats dès 2014, dans son discours de politique générale prononcé en juillet 2012 dans la foulée de sa nomination à Matignon.

Réagissant vendredi aux propos de son ministre, M. Ayrault s’est bien gardé de livrer un calendrier. Il a simplement confirmé qu’un texte serait présenté au Conseil des ministres dans «les prochaines semaines» et que la loi serait mise en oeuvre «pendant le quinquennat»."

REPUBLIQUE EXEMPLAIRE ?????

"Le non-cumul constituait l’engagement numéro 48 (BIEN 48), toutefois assorti d’aucune date, du candidat François Hollande pour l'élection présidentielle, dans le chapitre consacré à «la République exemplaire» qu’il appelait de ses voeux.

http://www.liberation.fr/politiques/2013/02/16/l-interdiction-du-cumul-des-mandats-va-etre-repoussee-en-2016-2017_882273