mercredi 19 décembre 2012

De l'argent on peut en trouver par Nicole Grenet

Le magot caché des parlementaires mis en lumière par le député René Dosière


 
© REA
150 millions d'euros :  

C'est le montant alloué en 2012 aux élus de l'Assemblée nationale et du Sénat au titre de la réserve parlementaire.

Cette enveloppe, qui leur permet de financer des projets locaux, fait l'objet de critiques depuis plusieurs années, en raison de l'opacité de ses modalités d'attribution. Et les chiffres obtenus par le député apparenté PS, René Dosière, qui viennent d'être révélés par Le Parisien, devraient encore alimenter la polémique.
Ce spécialiste de la traque aux gaspillages publics est en effet parvenu à obtenir le montant de réserve parlementaire attribué pour chaque département en 2010.

Bilan : les sommes allouées varient de 1 à 10.

 "Certains départements, comme la Haute-Savoie, ont perçu près de 500.000 euros par parlementaire, tandis que la Seine-Saint-Denis, qui, je pense, n'a pas moins de besoin, fait figure de zone délaissée", dénonce le député, interviewé par le quotidien.

René Dosière déplore aussi d'importants écarts selon la couleur politique : la droite, qui était au pouvoir à l'époque, aurait selon lui favorisé ses parlementaires. "Longtemps, les députés socialistes comme moi ont eu droit à 30.000 euros par an, contre 150.000 euros pour les élus de la majorité", détaille-t-il.
Autre critère de discrimination : la fonction occupée, les plus gros montants étant alloués aux personnages clés du Parlement. En 2010, Philippe Marini (UMP), qui était rapporteur général de la commission des Finances du Sénat à l'époque, aurait ainsi touché 4 millions d'euros de réserve parlementaire. Jérôme Cahuzac, alors président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, aurait de son côté récolté entre 1,2 et 1,5 million d'euros.
Les choses se sont toutefois améliorées depuis. Au Sénat, depuis 2011, la réserve parlementaire est désormais accordée aux groupes politiques au prorata du nombre de membres. Et une mesure similaire a récemment été adoptée à l'Assemblée nationale, à l'initiative de son président Claude Bartolone.
Mais pour René Dosière, cela n'empêche pas les inégalités de traitement, puisque chaque groupe politique est libre de redistribuer les sommes à sa guise. Pour davantage de transparence, le député de l'Aisne propose donc de supprimer purement et simplement ce système de réserve parlementaire.

Pas sûr qu'il soit entendu…
© Capital.fr

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Une autre de cagnotte et encore plus grande http://www.bfmtv.com/economie/senat-vote-contre-budget-garde-cagnotte-404930.html

Anonyme a dit…

Oui c'est sure au Sénat une nette amélioration !! http://www.bfmtv.com/economie/senat-vote-contre-budget-garde-cagnotte-404930.html

Jojo a dit…

Oui, de l'argent on peut en trouver, surtout auprès de tout ce qui touche la politique. Quelques exemples :
Le nombre de députés
Le montant de leurs indemnités
Le nombre de Sénateurs
L'utilité du Sénat
Les commissions
Etc.... car au niveau régional, ce n'est pas triste du tout (rappelez vous le magnifique dépliant pour faciliter la circulation entre Bagnols et Pont...Je sais cela allait plus loin... les expropriations de restaurants sympas...)
Des gâchis immenses, jamais sanctionnés

Anonyme a dit…

plus que jamais la devise de RCS,l'indifférence des citoyens fait la force des politiciens,est d'actualité.On devait réunir les conseils généraux et régionaux,cela ne se fera pas trop de "conseillers" du même bord politiques tiennent à conserver leur fromage.Même en cette période de crise la République est bonne fille avec ses élus et les électeurs pas très regardants.

Anonyme a dit…

Bientôt la crise va nous libérer de ces gaspillages !

Souvenez-vous ... c'est seulement lorsque les banques ont refusé de continuer à prêter que l'ampleur des dégâts a été découverte à PSE.
La brutale augmentation des impôts qui a nécessairement suivie, a marqué le début de la révolte des contribuables à laquelle RCS a participé.

Il n'est pas impossible que le même scénarion se reproduise au niveau national, puisque aucune disposition proposées par la Cour des Comptes et visant à encadrer les dépenses des collectivités locales n'a été mise en application par le législateur.

Bon courage